Institutions

Côte d’Ivoire : le sénat victime de la guerre politique

L’une des réformes apportée par la Constitution du 08 novembre 2016 est la création d’un Sénat. Le Parlement de Côte d’Ivoire devient donc bicaméral. Aux termes de l’article 87 de la Constitution, le Sénat a pour mission de représenter les collectivités territoriales et les Ivoiriens de l’extérieur. La raison d’être de cette institution est légitime, néanmoins, il importe de s'interroger sur  les motivations sous-jacentes de sa mise en place de manière aussi empressée au prix d'entorse à la norme fondamentale.

Pourquoi les parlements africains sont-ils inefficaces ?

Surfacturation de l’entretien de 200 véhicules des parlementaires sénégalais ; détournement  d’environ 1,965 milliards d’Ariary à Madagascar ; sénat budgétivore et inutile au Sénégal, etc. Ces dysfonctionnements mettent à mal les parlements africains, tribunes d’expression des peuples. Mais face aux différentes crises que traversent l’Afrique et face à ces dysfonctionnements préjudiciables aux citoyens, doit-on pointer du doigt les seuls parlements?

La croissance en Afrique repose-t-elle vraiment sur la rente?

L’année 1995 a été consacrée comme étant celle du retour de la croissance en Afrique. Depuis, l’Afrique fait rêver et est présentée souvent comme un nouvel eldorado et un moteur de la croissance mondiale. McKinsey Global Institute evoque un « lion en mouvement » ou la terre de « lions », The Economist parle d’une frontière d’investissement direct étranger. En termes chiffrés, le PIB réel a grimpé de 4,9% par an entre 2000 et 2008, deux fois plus vite que dans les années 80 et 90. Entre 1995 et 2014, le taux de croissance moyen était de 4,4%. Qu’est-ce qui explique ce retour de la croissance ?

Après l'Etat-Providence

L’infatigable Tom Palmer, vice-président d’Atlas Foundation, ne cesse de parcourir le monde afin de diffuser les idées libérales aux moyens de conférences et de livres. Ainsi vient-il de publier After the Welfare State, un ouvrage collectif de démolition – avant travaux – des structures de l’État-providence.

Cameroun : faut-il mettre en place le Conseil constitutionnel ?

Au Cameroun, les préparatifs pour la mise sur pied du «Conseil des sages » avancent sans tirer de leçons de l’expérience négative que d’autres pays, comme la Côte d’Ivoire, ont eue de cette institution au cours de la  crise postélectorale de 2010-2011. Une partie de l’opinion se demande si l’entêtement à mettre en place cet organe qui est supposé être, d’après la Constitution, « l’organe régulateur des institutions », n’est pas la preuve des intentions inavouées du camp présidentiel à détenir en dernier ressort les cartes de l’alternance politique.