Finance

Baisse du taux directeur au Maroc : Un coup d’épée dans l’eau ?

Le 22 mars dernier, le directeur de la banque centrale marocaine (Bank Al-Maghrib, BAM) a décidé de réduire le taux directeur de 25 points de base pour le ramener à 2,25%. Une décision qui vient, nous dit-on, pour donner un coup de fouet à une croissance économique atone. Le raisonnement de la BAM consiste à dire : du moment que le taux directeur représente le loyer de l’argent pour les banques commerciales, la baisse de ce taux réduira le coût du refinancement de ces banques, ce qui les incitera à distribuer plus facilement des crédits aux ménages et aux entreprises, lesquels vont en profiter pour consommer et investir davantage, ce qui in fine stimulera la croissance économique surtout dans une année aussi difficile. Le raisonnement est implacable sur le papier, mais la réalité est tout autre…

La BRVM : une bourse émergente ?

Le classement des places boursières africaines révèle que la place boursière régionale des valeurs mobilières (BRVM) de l’UEMOA est la bourse africaine la plus performante en 2015 avec une progression de son indice composite de plus de 17,77% et une hausse de la capitalisation de son marché des actions de près de 18,67%. Selon le Directeur Général de la BRVM, la bourse régionale de l’UEMOA vise 600 millions d’euros de transactions en 2016. Peut-on pour autant parler d’une bourse émergente?

Afrique : Les valeurs morales armes contre les flux financiers illicites

En janvier 2015, un Groupe de haut niveau a été mis en place par la Commission économique des Nations Unies de l'Afrique (CEA) pour enquêter et rédiger un rapport sur la question sensible des flux financiers illicites en provenance d'Afrique. Le rapport définit les flux financiers illicites (IFF) comme étant de « l'argent gagné, transféré ou utilisé illégalement ».

Congo Brazzaville : le paradoxe du crédit bancaire

En raison de sa dépendance aupétrole, représentant 90 % de ses exportations et les deux tiers de son PIB, l’économie congolaise est restée hermétique à la promotion de l'esprit d'entreprise. Si d’importantes réformes ont été engagées, plusieurs obstacles se dressent encore sur le chemin du développement du secteur privé, notamment l’accès au crédit. Celui-ci reste difficile en dépit de la surliquidité du système bancaire. Comment comprendre un tel paradoxe ?

Maroc - Amnistie de change : antidote à la fuite des capitaux ?

À deux semaines de l’expiration du terme (fin 2014) de l’amnistie de change, les banques enregistrent un important rush de clients. Il s’agit d’une opportunité offerte par la loi de finance 2014 aux Marocains afin de régulariser leur patrimoine (biens et capitaux) détenu illégalement à l’étranger moyennant le paiement d’une contribution libératoire (variant de 2 à 10% du montant des avoirs à l’étranger). Une telle campagne peut-elle juguler le problème de fuite de capitaux à l’étranger ?