Hicham El Moussaoui

Retraites des parlementaires et ministres au Maroc : un favoritisme insoutenable

Suite à l’impair commis par la ministre déléguée chargée de l’eau dans le gouvernement Benkirane, lors d’un talk show du 15 décembre 2015, qualifiant les 745€ mensuels touchés par les parlementaires au titre de leurs pensions de retraites de « deux sous », une grosse polémique s’est déclenchée au sujet de la générosité des retraites accordées aux parlementaires et aux ministres dans un pays le salaire minimum est de 210€. Certains parlementaires, ont annoncé vouloir renoncer à leurs retraites, d’autres y tiennent et appellent même à les augmenter, quant aux citoyens ils veulent leur abrogation. A qui faut-il donner raison ?

Libéralisation des prix des carburants au Maroc

Depuis le 1er décembre 2015, les prix des carburants obéissent désormais au libre jeu de l’offre et de la demande. Désormais, les Marocains ont la liberté de choisir la station ou ils peuvent se servir. Cette libéralisation constitue en principe une opportunité pour l’économie marocaine car cela incitera tous les acteurs économiques à rationaliser leurs comportements. Toutefois, l’analyse de la démarche du gouvernement révèle plusieurs lacunes qui risquent d’empêcher les Marocains de profiter pleinement des bienfaits de cette libéralisation.

L’exclusion économique des jeunes à la source de l’extrémisme violent

Si la multiplication des attaques violentes contre des innocents ces derniers temps partout dans le monde (Liban, France, Mali, Tunisie, etc.) inquiète, l’implication de plus en plus croissante des jeunes dans leur planification et leur exécution est encore plus angoissante. Comment expliquer un tel phénomène ?

In memoriam de Douglass North

L’économiste américain Douglass Douglass North s’est éteint, le 23 novembre 2015, à l’âge de 95 ans. Cette sommité scientifique fut le récipiendaire du Prix Nobel d’économie en 1993 en compagnie de Robert William Fogel, grâce à leurs recherches appliquant les méthodes quantitatives de l’école néoclassique au domaine de l'histoire économique afin d'expliquer les changements économiques et institutionnels.

Faut-il que le Maroc boycotte les sociétés et les produits suédois ?

Le 28 septembre dernier, les autorités marocaines ont annoncé la suspension de l’ouverture du magasin Ikea. Une décision justifiée officiellement par le fait que la marque suédoise n’est pas en possession des autorisations administratives nécessaires. Bien évidemment, il s’agit d’un prétexte puisque tous les indices semblent montrer qu’il s’agit d’une réaction par rapport à l’intention du Parti Social Démocrate au pouvoir de présenter un projet pour la reconnaissance du Polisario, ce qui porte atteinte a l’intégrité territoriale du Maroc. L’affaire d’abord politique a connu rapidement l’escalade puisque le Maroc, depuis le 1er septembre, boycotte les sociétés et les produits suédois. La décision marocaine est-elle sage ?