Hicham El Moussaoui

De l’instrumentalisation de la souveraineté en Afrique

Hicham El Moussaoui, le 2 mai 2008 –
Suite aux propos du chef de la diplomatie belge Karel de Gucht, dénonçant « les privilèges fabuleux» des hommes politiques congolais, le Président Joseph Kabila s’est insurgé contre toute volonté de mise sous tutelle de son pays. Loin de nous l’idée de justifier toute ingérence dans les affaires congolaises, mais nous sommes quand même obligés de relever que cet argument de protection de la souveraineté revient souvent chaque fois qu’un dirigeant africain est mis en cause.

Contrôle des prix : Des effets pervers trop souvent occultés

Hicham El Moussaoui, le 29 février 2008 -
Suite à la récente flambée des prix des produits alimentaires de base, de nombreux pays en voie de développement (Algérie, Maroc, Tunisie, Zimbabwe, etc.) ont décidé de contrôler les prix en imposant des prix « plafonds » aux offreurs moyennant des compensations financières afin de soutenir le pouvoir d’achat des consommateurs. Si la fin poursuivie semble louable, pourrait-on soutenir que le contrôle des prix est le moyen approprié pour y parvenir ? L’observation des expériences de plusieurs pays montre l’existence d’effets pervers trop souvent occultés.

Un ciel ouvert pour un décollage du tourisme

Hicham El Moussaoui, le 18 février 2008 -
Le secteur du tourisme constitue un levier de croissance pour la Tunisie et pour le Maroc dans le sens où il représente la principale source d’investissement et de création d’emplois. Les deux pays partagent la même cible (principalement les touristes européens) mais également les mêmes avantages comparatifs (soleil, proximité, tarifs bas). En dépit de la diversité de son offre, le Maroc a toujours été devancé par la Tunisie en termes de nombre de visiteurs. Pour la première fois, en 2007, le nombre de touristes accueilli par le Maroc a dépassé celui de la Tunisie (7,45 contre 6,7 millions). Quelles sont les raisons de ce revirement de situation ?

À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien

Hicham El Moussaoui, le 7 février 2008 -
Depuis longtemps l’Algérie est pénalisée par son système bancaire qui, en dépit de sa sur-liquidité, est incapable de répondre aux besoins de financement du développement du pays. Cette lacune de l’économie algérienne résulte essentiellement du manque d’ouverture du secteur bancaire. Celui-ci reste sous l’emprise de l’Etat puisque les banques publiques détiennent près de 90 % du marché, tant en termes d’actifs que de crédits à l’économie. Le problème n’est pas tant la domination des banques publiques, mais plutôt le fait que l’activité bancaire est détournée vers le financement public.