Hicham El Moussaoui

Maroc : comment l’État exclut la classe moyenne du logement

La classe moyenne, représentant 53% de la population marocaine, souffre d’une sérieuse injustice en matière de logement, car c’est bien sur ce segment que la demande est la plus forte mais également la moins satisfaite. Cette couche sociale se trouve un peu désemparée car elle est trop riche pour le logement social, mais pas assez pour le haut standing. Une situation aberrante

Pourquoi l’économie marocaine n’est-elle pas libre ?

Le Maroc vient d’être classé 90ème sur 177 pays, perdant ainsi  trois places, dans le classement mondial 2013 de liberté économique, établi par le Wall Street Journal et le think-tank Heritage Foundation. Un classement fait sur la base de 11 indices regroupés en quatre indicateurs : l’état de droit, l’ouverture des marchés économiques, l’efficacité de la réglementation, et le rôle des pouvoirs publics. La contreperformance du Maroc a été provoquée principalement par

Maroc : Pourquoi les provinces du sud ne décollent-elles pas économiquement ?

Le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) marocain vient de présenter sa note de cadrage portant sur le modèle de développement des provinces du Sud. Celles-ci, quoique bénéficiant d’investissements publics colossaux, de subventions à la consommation, d’exonérations fiscales, voient leur décollage économique se faire toujours attendre.

Quand le Premier Ministre marocain joue à Robin des bois…

Parmi toutes les mesures fiscales proposées par le projet de loi de finances 2013 au Maroc, qui a été approuvé récemment par la chambre des représentants et attend le feu vert de la chambre des conseillers, celle se rapportant au renforcement de la solidarité ressort du lot. En effet, dans le but de booster le fonds de cohésion sociale, il a été institué une surtaxe progressive de solidarité sur les bénéfices des sociétés réalisant un bénéfice net à partir de 20 millions de dirhams et des revenus des personnes physiques a-delà de 300.000 DH nets. D’aucun diront que M. Benkirane va enfin contraindre les riches à passer à la caisse pour aider les pauvres : un vrai Robin des bois ?

Maroc : la sous-liquidité du secteur bancaire seule responsable du problème de financement de l’économie ?

D’après la dernière note de conjoncture publiée par la Banque Centrale marocaine (Bank-Al-Maghrib, BAM), le déficit de liquidités des banques ressort à 76 MM DH. Un chiffre qui fait écho aux difficultés de financement rencontrées par les  ménages et les entreprises. Cette aggravation intervient un mois après  la décision du directeur de Bank Al-Maghrib de maintenir le taux directeur à 3%, de baisser le taux des réserves obligatoires à 4%, et de continuer ses avances à 7 jours pour booster la liquidité du système bancaire et partant relancer la machine de crédit.  Le problème de financement de l’économie est-il lié uniquement à la sous-liquidité des banques ?