Hicham El Moussaoui

Régionalisation avancée au Maroc : de la nécessité de la concurrence

Dans son récent discours (6 novembre), le souverain marocain vient de marteler une nouvelle fois l’urgence de l’accélération de la régionalisation avancée.  Il a par ailleurs mis en avant la solidarité entre régions pour parer aux inégalités sociales et territoriales. Si cet aspect est non négligeable, il est problématique de compter uniquement sur la redistribution pour rétablir l’équilibre territorial. Pour la simple raison qu’avant de redistribuer la richesse, il faudrait penser à la créer. Dès lors, se pose la question des incitations à donner aux autorités locales pour améliorer la gouvernance et la gestion locale. Une question qui ne semble pas retenir l’attention ni du souverain ni des experts ayant échafaudé la dernière mouture du projet de régionalisation avancée.

BRICS : vers un nouvel ordre financier mondial ?

Déjà évoqué en mars 2013 au sommet de Durban, en Afrique du Sud, les pays du BRICS ont fini par créer leur propre banque de développement et leur fonds commun de réserves, dotés respectivement de 50 et de 100 milliards de dollars. Le but affiché étant de s’émanciper de la tutelle du dollar et des institutions de Bretton Woods (FMI et BM). Les BRICS ont-ils les moyens de redéfinir l’ordre financier mondial? L’Afrique pourrait-elle profiter de cette initiative?

Afrique : l’endettement est-il soutenable ?

Si la perspective d’une croissance prometteuse incite les pays africains et avec eux les bailleurs de fonds à l’optimisme, le retour en force, depuis 2007, des pays africains sur les marchés financiers internationaux (émission d’emprunts obligataires libellés en dollars), soulève des inquiétudes au sujet de la soutenabilité de leur endettement. N’y a-t-il pas un risque de reproduire la crise des années 80 ?

Les sept pêchés capitaux de la concurrence ?

Souvent stigmatisée, rejetée, décriée, la concurrence cristallise de nombreuses peurs associées à l’économie du marché et au capitalisme. Ces craintes atteignent leur paroxysme surtout quand on associe la concurrence à la loi du plus fort, à l’immoralité du compétiteur opportuniste, à l’injustice subie par le perdant. Bref, on n’hésite pas à rejeter la concurrence, la malaimée ! Pourtant personne ne se gêne pour profiter de ses bienfaits quand il s’agit d’acheter moins cher, de consommer des produits de meilleure qualité, et de profiter des innovations.

Maroc : une hausse du SMIG pour l’intérêt général ?

Lors de la récente fête de travail, le gouvernement marocain a décidé une augmentation du SMIG (Salaire minimum interprofessionnel garanti) de 10%, étalée sur 2 ans. Une décision présentée comme œuvrant pour la préservation du pouvoir d’achat et la lutte contre la pauvreté. Certes, une telle décision peut sembler servir l’intérêt général. Mais l’est-elle vraiment ?