Cameroun

Cameroun : le développement rural pris en otage

En vue d’être éligible à l’initiative de désendettement Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), le gouvernement camerounais avait dû accepter, dans les années 2000, de basculer dans l’approche projet/programme. Il s’agissait, dans l’idéal, de la démarche consistant en l’identification d’un problème local et en la proposition d’une solution à travers un mécanisme de planification et de programmation des activités. Près de 15 ans après, le monde rural continue de se paupériser. Comment sortir d’une telle impasse?

La filière bois gangrenée au Cameroun

Selon l’Annuaire statistique du Cameroun, édition 2015, de l’Institut National de la Statistique, le Cameroun compte près de 20 millions d’hectares (ha) de forêts tropicales humides au sein du bassin du Congo qui est le deuxième massif forestier tropical au monde après la forêt amazonienne. Riche de cette forêt pourvoyeuse d’environ 165 espèces de bois, on peut être surpris de constater que le pays tourne à perte dans l’industrie de la transformation. Comment expliquer une telle aberration ?

Cameroun : La protection de la famille et de l’enfance en danger

La protection de l’enfance est un droit constitutionnel au Cameroun. Mais au fil des années, on constate une sorte d’inertie et les enfants vulnérables sombrent de plus en plus dans la précarité ou sont abandonnés. Selon l’Annuaire Statistique du Ministère en charge des affaires sociales (MINAS, 2012), le nombre d’enfants abandonnés et encadrés auprès des structures sociales sur l’ensemble du territoire national est en constante augmentation. Ainsi, il est passé de 29 en 2008 à 1326 en 2010. Sur le plan de l’éducation, le taux de non-scolarisation des enfants en âge scolaire (6-14 ans) était de 24,9% alors que la scolarisation est obligatoire à cet âge depuis 1998. Comment expliquer une telle inertie ?

Cameroun : une loi de finances spoliatrice ?

Le projet de loi des finances (PLF 2018) duCameroun prévoit une enveloppe budgétaire de 4513,5 milliards de FCFA, en hausse de 139,7 milliards par rapport à 2017. Pour y parvenir, tout en réduisant la dépendance aux revenus pétroliers et le déficit à 2,3% du PIB conformément aux recommandations du mécanisme de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) du FMI, l’élargissement de l’assiette fiscale a été retenu. Sauf qu’au lieu d’introduire des mesures incitatives pour attirer plus d’investissements, le gouvernement semble avoir opté pour le dépouillement du peu de contribuables existants.

Cameroun : Pourquoi 300 morts sur les routes chaque mois ?

Selon la Gendarmerie Nationale, environ 300 Camerounais meurent chaque mois sur les routes. Pour y faire face, le gouvernement multiplie la prise des mesures conservatoires comme la fermeture des agences de voyage impliquées. Par exemple en octobre 2017, le ministre des transports a suspendu Général Express et menacé de fermer 32 autres agences. Pour la nième fois, il essaie de résoudre le problème d’insécurité routière par la police administrative, mais toujours en mal. La situation semble s’empirer. Où réside la source du mal et que faut-il faire pour y remédier ?