Pauvreté

Nigeria : les subventions au pétrole volent les pauvres

Les subventions sont souvent présentées comme un moyen de redistribuer les richesses et d’augmenter le bien-être des populations pauvres. En effet, la plupart des pays, mettent en place des subventions largement affichées comme des politiques pro-pauvres. L'expérience récente confirme cependant l’inefficacité de nombreuses subventions. C'est notamment le cas de la subvention du pétrole. Il en émerge de nombreuses allégations, incluant un paiement inapproprié de 700 millions de Nairas (4.458 millions $) de subvention quotidienne pour le pétrole.

Le pétrole, techniquement appelé (DPK) est essentiellement utilisé pour les tâches ménagères comme la cuisine au fourneau. Il est couramment utilisé par des personnes à faible revenu et des habitants de zones  non-urbaines. Les subventions au pétrole sont conçues pour être un moyen de rendre la vie  plus  facile à cette population. Des faits émergeants des investigations en cours  et les allégations de corruption ont cependant montré que la subvention au pétrole, comme la plupart des autres, a été un échec et est criblée de corruption. Malgré les échecs avérés des différentes formes de subventions, les décideurs politiques, soit par manque de connaissances ou pour gagner en popularité, feignent d’ignorer ces échecs mettant inlassablement en place de nouveaux modèles de subvention.

Pour replacer le contexte, il faut préciser que le pétrole est un produit importé. Le taux de consommation quotidien est de 12 millions de litres et le prix au débarquement est de 152 Nairas par litre selon l’Agence de la Tarification des Produits Pétroliers et de Régulation. Le prix officiel est de 50 Nairas par litre, ce qui signifie que le gouvernement subventionne à hauteur de 102 Nairas chaque litre de pétrole.

Pourquoi tant de pauvres ne peuvent-ils pas améliorer leur sort ?

Alors que l'église et les moralistes chrétiens ont toujours parlé des riches et des pauvres, et ont condamné ceux qui ont mis la fortune, ou tout autre chose, au-dessus de la vie éternelle, ce n'est qu’au 20ème siècle que les autorités de l'église ont commencé à faire fréquemment des déclarations sur le nombre des riches et des pauvres.

Égypte : sortir du cauchemar des subventions

Avec de l’essence à 1,73 $ le gallon, le trafic automobile au Caire est, sans surprise, un cauchemar. Et avec du pain à moins d’un cent, il n’est pas surprenant que les trottoirs de la ville soient pavés de pitas jetées. Avec les subventions, les États du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord font en sorte que chacun, y compris les plus pauvres, ait accès aux biens de consommation de base à un prix abordable. Mais les subventions à l’énergie et aux biens de première nécessité sont de plus en plus coûteuses pour les ressources publiques, et, en même temps, n’apportent seulement que de très modestes avantages à ceux qui en ont besoin.

Refusons la misère en refusant le refus de la création de richesse

Le 17 octobre célèbre la journée mondiale du refus de la misère. Se battre pour cette noble cause ne doit cependant pas se résumer à demander, par exemple, davantage d’aide internationale vers les pays dits « pauvres ». Car la misère, notamment en Afrique, est d’abord le résultat de politiques publiques malavisées empêchant la création de richesses pour l’immense majorité de la population.

Copenhague et les pauvres

Mathieu Bédard – Le 9 décembre 2009 – Le débat actuel autour de la réduction des émissions de CO2 ne prend pas en compte les effets pervers des politiques publiques qui sont en train de se mettre en place pour les combattre.