Crise

Crise : Pragmatisme keynésien contre dogmatisme néolibéral ?

Le 12 mai 2009 - Le Monde publie aujourd'hui dans ses chroniques un article d'Emmanuel Martin contribuant au débat sur la crise. En réponse à plusieurs intellectuels fustigeant le mythe néolibéral, Emmanuel Martin se demande si ce n'est pas le "mythe du mythe" néolibéral auquel il faut s'attaquer. En effet, beaucoup se félicitent du pragmatisme keynésien contre le dogmatisme néolibéral, qui serait la cause de la crise. Mais le néolibéralisme existe-t-il dans les faits ? La crise qu'on entend "soigner" au pragmatisme n'est-elle pas le produit de ce dernier justement ?

Le FMI, grand gagnant de la crise

Steve Hanke - Le 22 avril 2009. La panique de 2008 a rendu la classe politique hyperactive. La peur de la catastrophe a permis de justifier auprès de l’opinion des politiques interventionnistes gigantesques qui ont fait gonfler les budgets publics et re-réglementé l’activité économique. Dans une certaine mesure la préparation de la réunion du G20 a été un exemple de la « tactique de la terreur économique » pour faire passer encore plus de dépenses publiques. Et c’est le FMI qui a été le grand gagnant du G20. Comme l’a dit Dominique Strauss-Kahn, « le FMI est de retour ». Et quel retour…

Les banques familiales ne connaissent pas la crise

Richard Rahn, Le 15 avril 2009 - Pourquoi certaines banques et institutions financières fonctionnent correctement et d’autres pas ? Il y a de nombreuses raisons, mais un ingrédient commun aux sociétés qui n’ont pas flanché est qu’elles sont organisées en nom collectif et/ou sont familiales ou encore sont tenues solidement par quelques responsables qui ont de l’ancienneté. Ces gens-là jouent clairement « leur peau » dans la gestion de la banque.

Récession : une cause peut en cacher une autre

Alan Reynolds, le 14 avril 2009 - Les dirigeants de nombreuses nations se sont accordés à dire que la cause de la récession actuelle est à mettre sur le dos des Etats-Unis. A Strasbourg le Président Obama a lui aussi dénoncé « la spéculation imprudente de banquiers qui a désormais alimenté la récession mondiale ». Il y a pourtant un problème dans cette accusation des Etats-Unis comme étant la cause unique de la situation actuelle

L'économie à la poubelle ?

Emmanuel Martin, le 10 avril 2009 - Il se dit depuis le début de la crise que les économistes n’avaient rien vu venir. Il est vrai que le consensus en macroéconomie était essentiellement que pour éviter les récessions, il suffisait d’une politique monétaire ciblant l’inflation : Alan Greenspan était devenu le magicien de la politique monétaire, le père d'un nouvel âge d’or sans crise en somme. Curieusement, des fantasmes similaires sortaient des manuels dans les années 60 en matière de politique conjoncturelle. Mais le « consensus » n’est pas « toute la science économique ».