Agriculture

La demi-réforme de la politique européenne du vin

Emmanuel Martin le 14 avril 2008 -
L’Europe dépense 500 millions d’euros par an pour se débarrasser du vin « excédentaire » dont elle a déjà bien souvent subventionné la production. Il y a deux ans, la Commission européenne s’est enfin alarmé des effets pervers des mécanismes de la politique vitivinicole européenne. Ne pouvant rester insensible à cette inefficacité dans l’utilisation des fonds publics, elle se devait donc d’instiller un peu plus de rationalité dans la politique d’aides et simplifier les réglementations pour aussi rendre le vin européen plus compétitif. Car en dépit des sommes dépensées, le marché du vin en Europe est en crise… pour les vins européens.

Chine : Un Numéro Un

Li Ping, le 5 mars 2008 -
« Des droits de propriété sécurisés permettent la sérénité ». Voilà ce que répondait Mencius, un ancien philosophe chinois, lorsqu’on lui posait la question de comment gérer un pays. Face au défi de bâtir une société harmonieuse et développée, l’Etat central chinois a récemment publié le « Document Central Numéro Un ». C’est un document sans précédent en matière de protection des droits fonciers des 700 millions de ruraux Chinois.

Ne pas élever de cochons : une activité lucrative en Europe !

Le 3 février 2008 - La politique agricole commune est un scandale démocratique en Europe. Parce que les paysans ont un poids important en termes de votes, notamment en France du fait du découpage électoral, aucun homme politique n'a le courage de mettre fin à ce gaspillage irrationnel de ressources publiques. On finance des gens à ne pas cultiver leurs champs, à ne pas élever d'animaux, à arracher leurs vignes. Il y a quelques mois, circulait sur internet une lettre adressée au Ministre de l'Environnement et de l'Agriculture britannique de l'époque, David Miliband (désormais Ministre des Affaires étrangères). Elle aurait été écrite par un monsieur désirant se lancer dans l'activité consistant à ne pas élever de cochons pour obtenir des subventions.

Agriculture et développement économique*

Pr. Mamadou Koulibaly, le 13 janvier 2008 -
Voilà que des universitaires encore une fois ouvrent le débat sur un thème paradoxal dans le contexte ivoirien en particulier, mais généralisable à l’Afrique : la propriété foncière rurale. Le paradoxe est d’autant plus éclatant que notre pays a la prétention de faire prévaloir la thèse selon laquelle le développement économique procède inéluctablement du développement agricole. Mais en même temps que nous faisons l’apologie de cette vérité maintenant connue de tous, nous nous apercevons que la terre sur laquelle elle se fonde chez nous, n’a pas respecté le fil d’Ariane que les économistes ont très souvent affiché pour étayer cette apologie.