Agriculture

Un revenu minimum garanti pour une révolution agricole africaine

Les politiques agricoles de pays comme le Sénégal visent à garantir une sécurité alimentaire aux populations rurales, à améliorer leur accès à des services sociaux, et à développer l’investissement privé dans l’agriculture. Très souvent, ces populations exploitent de petites parcelles de terres qui ne permettent pas de réaliser des économies d’échelle.

L’africapitalisme : un tremplin pour une agriculture prospère

Le paradoxe mondial de la sécurité alimentaire est triste car d'un coté, il y a plus de nourriture que nécessaire pour nourrir les sept milliards d'habitants de la planète. De l’autre, un trop grand nombre de personnes vit dans une grande fragilité alimentaire. L'autre ambivalence est que l'Afrique dispose de 60% des terres arables non cultivées dans le monde tout en abritant la plus grande population de personnes souffrant de faim chronique et de malnutrition.

7 points pour comprendre la crise agricole en Afrique subsaharienne

Les pays de l’Afrique subsaharienne sont des économies agricoles encore certains citoyens meurent paradoxalement de faim. Les émeutes de la faim de 2008 au Sénégal, Cameroun et Burkina Faso ont révélé que le système était considérablement déficitaire depuis au moins 30 ans. Pourtant, comme le pensait aussi Jeffrey Sachs, Directeur d’Earth Institute de l’université Columbia à New York, un modèle de développement généré par l'agriculture permettrait à l’Afrique de venir à bout de l'insécurité alimentaire et des périodes de grande famine. Qu’est-ce qui cloche? Quelles sont les différentes facettes de la crise agricole en Afrique subsaharienne ?

Financement de la chaîne de valeur: clé de la productivité agricole

La population mondiale au 1er juillet 2014 a été estimée à 7,244 milliards de personnes, et chaque jour s’ajoute un quart de million de personnes. Les gens sont de plus en plus riches, ce qui nécessite plus de nourriture et de meilleure qualité, augmentant ainsi la pression sur les terres agricoles. En même temps, la surface de ces terres est en train de reculer en raison de l'urbanisation et l'érosion. Ainsi, au cours des 150 dernières années, la moitié de la terre arable de la planète a disparu. La demande alimentaire va continuer à augmenter alors que la production aura du mal à suivre le rythme, créant le risque de hausse des prix et la certitude d’une forte volatilité des prix.

Construire la résilience pour la sécurité alimentaire

Le concept de résilience n'est pas simple. Il s'agit de la capacité à rebondir après un certain nombre de chocs : les inondations, la sécheresse, les conflits, l'instabilité des prix des denrées alimentaires, l'effondrement des institutions locales, et des pertes d'emplois. Les agriculteurs des pays développés peuvent investir dans leurs entreprises, car en cas de catastrophe, ils ont une base d'actifs, une assurance, des services financiers et des filets de sécurité sociaux. Mais les petits agriculteurs des pays en développement ne le font pas souvent.