Politique

Sortir des idées reçues sur la création de richesse

La relation entre croissance économique et amélioration du niveau de vie est illustrée par les résultats du dernier rapport sur la liberté économique du monde publié par l’Institut Fraser. Le rapport classe les pays en fonction de leur niveau de liberté économique. L'Afrique du Sud figure actuellement au 95ème rang sur 159 pays, après avoir occupé le 46ème rang en 2000. Ainsi, la liberté économique en Afrique du Sud a reculé, atteignant la 70ème place en 2005 et la 82ème position en 2010.

Pourquoi l’Afrique est-elle restée à la traîne?

La pauvreté africaine n'a pas été causée par le colonialisme, le capitalisme ou le libre-échange. Bon nombre des anciennes colonies de l'Europe sont devenues riches précisément parce qu'elles ont maintenu et adapté certaines bonnes institutions coloniales et ont participé au commerce mondial. La pauvreté africaine a précédé la colonisation du continent par l'Europe et persiste encore aujourd'hui. Elle est le résultat de mauvaises politiques, dont la plupart ont été choisies librement par les dirigeants africains après l'indépendance.

Nigéria : L’urgence de rompre avec le statu quo

Pour sauver le Nigeria, il y est une bataille entre le clan des partisans du statu quo et celui qui appelle aux réformes. Les partisans du statu quo ont gagné la bataille depuis plus d'un demi-siècle. Quant aux réformistes, ils ont l’opportunité de mener une nouvelle bataille même s’ils ont peu de chances. Les signes de la victoire du statu quo en vigueur sont tout à fait évidents : nous sommes l'un des pays les plus pauvres du monde malgré plusieurs cycles de boom pétrolier, nous avons la plus grande population mondiale et malgré cela nous avons l'un des plus haut taux de mortalité maternelle au monde, nos hôpitaux sont malades, nos écoles manquent de livres et d’enseignants lesquels ont besoin de formation. Les réalités de notre pays sont horribles.

Afrique du Sud : S’insurger contre les politiques irresponsables

La décision de la Haute Cour de Pretoria (Afrique du Sud) lors du procès intenté par la compagnie aérienne privée Comair pourrait désespérer. En effet, elle va permettre au gouvernement de continuer à détourner avec insouciance l'argent public au profit des riches qui gèrent et ceux qui volent à bord de la South African Airways (SAA). On pourrait aussi être désespéré par les ministres qui ignorent leurs promesses et leurs engagements, quand ils appâtent les gens vers des compagnies privées sous de faux prétextes, et en même temps maintiennent sous perfusion les dinosaures de l'apartheid en faillite.

L’appel d’Ennahda à une présidence consensuelle est-il innocent ?

Quelques courtes semaines séparent les Tunisiens d’un événement crucial : l’élection d’un nouveau parlement et d’un nouveau Président de la République qui devront mettre la Tunisie sur la voie du développement et de la démocratie tant espérée, depuis la Révolte du jasmin en décembre 2010. Mais que doit-on penser de la proposition d’un candidat consensuel à l’élection présidentielle, formulée par Rached Ghannouchi, leader d’Ennahda ?