Politique

Nigéria : L’urgence de rompre avec le statu quo

Pour sauver le Nigeria, il y est une bataille entre le clan des partisans du statu quo et celui qui appelle aux réformes. Les partisans du statu quo ont gagné la bataille depuis plus d'un demi-siècle. Quant aux réformistes, ils ont l’opportunité de mener une nouvelle bataille même s’ils ont peu de chances. Les signes de la victoire du statu quo en vigueur sont tout à fait évidents : nous sommes l'un des pays les plus pauvres du monde malgré plusieurs cycles de boom pétrolier, nous avons la plus grande population mondiale et malgré cela nous avons l'un des plus haut taux de mortalité maternelle au monde, nos hôpitaux sont malades, nos écoles manquent de livres et d’enseignants lesquels ont besoin de formation. Les réalités de notre pays sont horribles.

Afrique du Sud : S’insurger contre les politiques irresponsables

La décision de la Haute Cour de Pretoria (Afrique du Sud) lors du procès intenté par la compagnie aérienne privée Comair pourrait désespérer. En effet, elle va permettre au gouvernement de continuer à détourner avec insouciance l'argent public au profit des riches qui gèrent et ceux qui volent à bord de la South African Airways (SAA). On pourrait aussi être désespéré par les ministres qui ignorent leurs promesses et leurs engagements, quand ils appâtent les gens vers des compagnies privées sous de faux prétextes, et en même temps maintiennent sous perfusion les dinosaures de l'apartheid en faillite.

L’appel d’Ennahda à une présidence consensuelle est-il innocent ?

Quelques courtes semaines séparent les Tunisiens d’un événement crucial : l’élection d’un nouveau parlement et d’un nouveau Président de la République qui devront mettre la Tunisie sur la voie du développement et de la démocratie tant espérée, depuis la Révolte du jasmin en décembre 2010. Mais que doit-on penser de la proposition d’un candidat consensuel à l’élection présidentielle, formulée par Rached Ghannouchi, leader d’Ennahda ?

Cameroun : la gérontocratie est-elle un régime politique crédible ?

Selon nos estimations, la moyenne d’âge des hommes du pouvoir au Cameroun est de 77 ans. Marcel Niat Njifendji, Président du Sénat âgé de 80 ans, est proche du pouvoir depuis 54 ans. Djibril Cavaye Yeguié, Président de l'Assemblée nationale âgé de 74 ans, est député depuis 1971 et au perchoir depuis 22 ans. Alexis Dipanda Mouelle, âgé de 79 ans, tient les rênes de la Cour suprême depuis 25 ans. Le Général René Claude Meka, chef d’Etat-major général des armées âgé de 75 ans, occupe les postes clés du dispositif sécuritaire depuis bientôt 40 ans. Martin Mbarga Nguélé, patron de la police âgé de 82 ans, est dans le commandement depuis 64 ans. Paul Biya âgé de 82 ans, est proche du pouvoir depuis 53 ans et Président de la république depuis 32 ans.

Tunisie : faut-il réintégrer politiquement les figures du régime déchu ?

Après avoir adopté une nouvelle constitution pour la République Tunisienne, l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) s’est chargée d’établir un nouveau code électoral en vue d’organiser les élections présidentielles et parlementaires dans les plus brefs délais.

Les discussions qui ont eu lieu au sujet de ce code ont suscité le débat autour d’une question sur laquelle les politiciens tunisiens ne se sont jamais mis d’accord : interdire ou pas les figures du régime déchu de se présenter aux prochaines élections.