Démocratie

Libéralisation politique et libéralisation économique : de la façade à l’état de droit

Nombreux sont ceux qui critiquent la libéralisation économique en Afrique. Elle aurait apporté des inégalités les services publics bénéficiaient auparavant aux populations. Même si cette version est en réalité très optimiste sur la qualité des services fournis par ces monopoles publics, il n’en demeure pas moins qu’il faut prendre au sérieux ce mécontentement à l’endroit des libéralisations sur le continent. A bien des égards, comme la libéralisation politique, la libéralisation économique ne s’est pas opérée dans les règles de l’art.

La liberté politique est-elle un moyen ou une fin du développement ?

Le prix Nobel d’économie 1999 Amartya Sen considère le développement comme le processus par lequel les libertés réelles des personnes s’accroissent. Il met l’emphase sur les liens et les rapports de causalité entre le développement économique et la démocratie. Un débat demeure sur la priorité

Le problème de l'Égypte est économique

En Égypte, l’Islam violent gagne du terrain. La semaine dernière, deux attentats à la bombe ont tué six militaires dans le Sinaï. La semaine d’avant, c’est le convoi du ministre de l’Intérieur qui était frappé dans un attentat au Caire. Outre la violence politique de la part de groupes islamistes extrémistes, les égyptiens se préparent à une répression accrue venant de leur gouvernement. Deux ans et demi après le printemps arabe, « l’État profond » d’Égypte est de retour en pleine forme, arrêtant l’opposition et réprimant des médias indépendants.

La Tanzanie à la croisée des chemins

En Tanzanie, après que la Commission de révision constitutionnelle a dévoilé le premier projet de la nouvelle constitution, les attentes de millions de Tanzaniens sont fortes. Les Tanzaniens ont pointés plusieurs problèmes qui doivent être traités par un changement institutionnalisé dans la nouvelle loi fondamentale, puisque la commission a commencé à recueillir les opinions en juillet 2012.

Maroc : l’affaire Galvan, symptôme de réformes inachevées

Au-delà de l’indignation qu’a suscité la grâce royale touchant le pédophile de nationalité espagnole et d’origine irakienne, Daniel Galvan, violeur de 11 mineurs marocains ; et en dépit de la publication tardive d’un communiqué royal et l’annulation de la décision de grâce, cette affaire soulève plusieurs doutes sur le bon fonctionnement de la monarchie marocaine, qui ne cadrent pas avec la récente réforme constitutionnelle.