Démocratie

Les raisons de l'absence d'alternance démocratique en Afrique

Noël Kodia et Emmanuel Martin, le 5 septembre 2008 - Le manque d’alternance pacifique est un des symptômes qui nourrit la déception à l’égard de l’importation de la démocratie à l’occidentale dans les pays africains. En dehors de quelques rares cas comme le Sénégal, où Senghor cède le pouvoir à son Premier ministre Abdou Diouf en 1981, ou une année après, lorsque Ahidjo donne les rênes du pays à Paul Biya, l’alternance reste généralement lettre morte ou bien se fait dans le sang. Les évènements récents au Kenya, au Zimbabwe, ou en Mauritanie nous rappellent cette triste réalité.

Afrique du Sud : l’ironie d’une Présidence Zuma

Rejoice Ngwenya, Harare, le 2 février 2008 -Si Jacob Zuma, le douteux nouveau président du Congrès National Africain (ANC) de l'Afrique du Sud obtenait aux prochaines élections une victoire - écrasante ou pas, cela serait de mauvais augure pour la politique du 21ème siècle en Afrique. Cette dernière n’est certes pas immunisée contre la rhétorique socialiste. Reste à espérer que les Sud-Africains seront assez sages pour savoir qu’il serait suicidaire en 2009 de sacrifier sur l'autel d’un populisme simpliste une domination régionale et continentale durement gagnée.

La dynamique interventionniste : l'explication de l'école du "Public Choice"

La croissance de la sphère politique est devenue, particulièrement dans les « démocraties occidentales », un phénomène marquant de la vie sociale au siècle précédent. Il semblerait que deux guerres mondiales séparées par une crise majeure causée par l’ingérence monétaire et accentuée par le protectionnisme, aient donné l’occasion à l’Etat de croître de manière jamais égalée. Dans certaines démocraties, en dépit de la vague de libéralisations et de privatisations des années 80, la place de l’Etat interventionniste a même atteint des niveaux record.

Le malaise démocratique au Kenya

image alt text...James Shikwati, le 2 janvier 2007 -
Un des membres de l'élite dirigeante du Kenya a un jour comparé la politique au fait de jongler avec un foie. Alors que les électeurs kenyans étaient affairés à voter, un petit nombre d'élites étaient affairées de leur côté à pratiquer le « jonglage de foie » dans leurs bureaux de direction, retardant le décompte des résultats et faisant disparaître pendant trois jours des responsables officiels des élections