Démocratie

Le duo armée-politique : frein ou aide à la démocratie africaine ?

« L’armée n’est ni préparée ni habilitée à jouer un rôle politique »[1]. Cette pensée de Dominique Bangoura semble expliquer qu’entre l’armée et le pouvoir politique, existe une incompatibilité. Pourtant, si les constitutions africaines rarement retiennent l’armée comme une institution, du moins comme un corps occupant une place particulière dans la gestion du pouvoir politique, celle-ci tend à jouer fatalement en Afrique un rôle plus important que sur des continents économiquement plus développés. En témoigne les coups d’Etat militaires qui semblent connaître un regain d’intensité depuis quelques années. Dès lors la question suivante se pose avec acuité : l’intrusion régulière des militaires en politique fragilise-t-elle la démocratie ou lui vient-elle à son secours ?

La société civile tunisienne : un modèle ?

La société civile tunisienne : un modèle ?

Malgré de nombreux obstacles auxquels la Tunisie doit encore faire face, elle demeure incontestablement le pays du printemps arabe qui s’en sort le mieux. La société civile tunisienne a largement pris part à la construction «post-révolution» du pays. Ses efforts seront solennellement salués, et ce par l’octroi du prestigieux prix Nobel pour la paix au «quartet» du dialogue national. Quels enseignements pouvons-nous bien tirer d’une telle consécration?

Burkina Faso : Pour ou contre l’exclusion des pro-Blaise à la présidentielle?

Le Président Blaise Compaoré, après plus de deux décennies au pouvoir, entendait s’y maintenir en modifiant la constitution. Mais c’était sans compter avec la détermination des burkinabè fatigués des manipulations politiques et juridiques. Dans la foulée l’armée intervient, affirmant la dissolution de certaines institutions de la république. Le peuple qui espérait au départ un changement qualitatif de son niveau de vie, est finalement spectateur d’une situation qui de plus en plus lui échappe. C’est dans cette même veine qu’intervient le 16 septembre 2015, un deuxième coup d’Etat pour motif de violations incessantes des libertés politiques au cours de la préparation de la première véritable élection présidentielle démocratique, prévue pour début du mois d’octobre.

Communauté d’Afrique de l’Est : le déficit de démocratie est une menace

Il y a quelques mois, j’ai eu le privilège d'assister à une conférence donnée par le célèbre professeur Francis Fukuyama. Il avait fait irruption dans la scène mondiale avec la publication de son livre « La fin de l'histoire et le dernier homme », en 1992. Contextuellement conçu lors de la chute du mur de Berlin et l'effondrement de l'ex-URSS, l’ouvrage a théorisé que la démocratie libérale occidentale et le capitalisme du libre marché avaient relégué le communisme et d'autres formes de dirigisme social et économique aux gouttières de l'histoire de l'humanité.

Kenya : Toute la diaspora doit pouvoir voter

La diaspora du Kenya est très nombreuse, d’Ouganda à Sydney, en passant par  Monaco, la Chine, le Qatar, la Russie, le Soudan du Sud et le Brésil. La fixation faite par les médias et le gouvernement sur les Kenyans vivant seulement aux États-Unis est fausse et partiale. Les 3 millions et plus de Kenyans vivant à l'étranger ne viennent pas seulement des États-Unis mais aussi d'autres parties du monde ils ont développé leurs entreprises, leurs investissements et leur expertise, ce qui constitue un avantage indéniable pour le pays.