Démocratie

La nouvelle constitution sénégalaise est-elle une avancée démocratique ?

« Oui », telle a été la réponse de la majorité des sénégalais au référendum constituant du 20 mars 2016. En effet, à l’initiative du Président de la République, le Sénégal a apporté des ajustements à sa constitution. Spectaculaire avancée démocratique pour les uns, «simple escroquerie politicienne» pour les autres, la nouvelle constitution sénégalaise est au centre de débats houleux qui passionnent autant qu’ils divisent posant incessamment la question suivante : l’adoption de cette nouvelle constitution renforcera-t-elle la démocratie dans ce pays?

L’autorité électorale à l’épreuve de l’alternance démocratique au sommet de l’Etat

En se basant sur l’expérience démocratique des pays francophones subsahariens, Mohamed Madi Djabakaté publie en 2015 chez L’Harmattan L’autorité électorale à l’épreuve de l’alternance démocratique au sommet de l’Etat, une appréciation de la place des Organes de Gestion des Elections (OGE) dans le processus démocratique en Afrique. Ces OGE, appelés encore CENI, CNE, CEI… sont-ils réellement indépendants  dans l’organisation des élections, comme le stipule leur nom ? Une interrogation à laquelle tente de répondre l’auteur en se fondant sur deux argumentaires.

Le duo armée-politique : frein ou aide à la démocratie africaine ?

« L’armée n’est ni préparée ni habilitée à jouer un rôle politique »[1]. Cette pensée de Dominique Bangoura semble expliquer qu’entre l’armée et le pouvoir politique, existe une incompatibilité. Pourtant, si les constitutions africaines rarement retiennent l’armée comme une institution, du moins comme un corps occupant une place particulière dans la gestion du pouvoir politique, celle-ci tend à jouer fatalement en Afrique un rôle plus important que sur des continents économiquement plus développés. En témoigne les coups d’Etat militaires qui semblent connaître un regain d’intensité depuis quelques années. Dès lors la question suivante se pose avec acuité : l’intrusion régulière des militaires en politique fragilise-t-elle la démocratie ou lui vient-elle à son secours ?

La société civile tunisienne : un modèle ?

La société civile tunisienne : un modèle ?

Malgré de nombreux obstacles auxquels la Tunisie doit encore faire face, elle demeure incontestablement le pays du printemps arabe qui s’en sort le mieux. La société civile tunisienne a largement pris part à la construction «post-révolution» du pays. Ses efforts seront solennellement salués, et ce par l’octroi du prestigieux prix Nobel pour la paix au «quartet» du dialogue national. Quels enseignements pouvons-nous bien tirer d’une telle consécration?

Burkina Faso : Pour ou contre l’exclusion des pro-Blaise à la présidentielle?

Le Président Blaise Compaoré, après plus de deux décennies au pouvoir, entendait s’y maintenir en modifiant la constitution. Mais c’était sans compter avec la détermination des burkinabè fatigués des manipulations politiques et juridiques. Dans la foulée l’armée intervient, affirmant la dissolution de certaines institutions de la république. Le peuple qui espérait au départ un changement qualitatif de son niveau de vie, est finalement spectateur d’une situation qui de plus en plus lui échappe. C’est dans cette même veine qu’intervient le 16 septembre 2015, un deuxième coup d’Etat pour motif de violations incessantes des libertés politiques au cours de la préparation de la première véritable élection présidentielle démocratique, prévue pour début du mois d’octobre.