Démocratie

Radios communautaires en Côte d’Ivoire : des ondes de développement local

Dans les Etats les moins avancés tels la Côte d’Ivoire, les radios de proximité connaissent un essor remarquable. Si l’Union des Radios de Proximité de Côte d’Ivoire comptait à sa naissance, en 1999, 52 radios, aujourd’hui, ce nombre a doublé et 45 % des ménages disposent  d’au moins un poste radio selon le dernier recensement. La Côte d’Ivoire étant engagée sur la voie de la décentralisation et de la promotion du développement local, quel rôle peuvent jouer ces radios communautaires?

Bénin : de « l’enfant malade » de l’Afrique au modèle de démocratie ?

Investi Président de la République le 06 avril 2016, Patrice Talon a été élu au terme du second tour de la présidentielle du 20 mars 2016 avec environ 65% des suffrages  exprimés. Depuis 1990 le Bénin s’est engagé sur la voie de la démocratie et de l’Etat de droitc’est la quatrième alternance au sommet de l’Etat et la énième fois qu’une élection au Bénin  est jugée crédible et transparente par la communauté nationale et internationale.

La nouvelle constitution sénégalaise est-elle une avancée démocratique ?

« Oui », telle a été la réponse de la majorité des sénégalais au référendum constituant du 20 mars 2016. En effet, à l’initiative du Président de la République, le Sénégal a apporté des ajustements à sa constitution. Spectaculaire avancée démocratique pour les uns, «simple escroquerie politicienne» pour les autres, la nouvelle constitution sénégalaise est au centre de débats houleux qui passionnent autant qu’ils divisent posant incessamment la question suivante : l’adoption de cette nouvelle constitution renforcera-t-elle la démocratie dans ce pays?

L’autorité électorale à l’épreuve de l’alternance démocratique au sommet de l’Etat

En se basant sur l’expérience démocratique des pays francophones subsahariens, Mohamed Madi Djabakaté publie en 2015 chez L’Harmattan L’autorité électorale à l’épreuve de l’alternance démocratique au sommet de l’Etat, une appréciation de la place des Organes de Gestion des Elections (OGE) dans le processus démocratique en Afrique. Ces OGE, appelés encore CENI, CNE, CEI… sont-ils réellement indépendants  dans l’organisation des élections, comme le stipule leur nom ? Une interrogation à laquelle tente de répondre l’auteur en se fondant sur deux argumentaires.

Le duo armée-politique : frein ou aide à la démocratie africaine ?

« L’armée n’est ni préparée ni habilitée à jouer un rôle politique »[1]. Cette pensée de Dominique Bangoura semble expliquer qu’entre l’armée et le pouvoir politique, existe une incompatibilité. Pourtant, si les constitutions africaines rarement retiennent l’armée comme une institution, du moins comme un corps occupant une place particulière dans la gestion du pouvoir politique, celle-ci tend à jouer fatalement en Afrique un rôle plus important que sur des continents économiquement plus développés. En témoigne les coups d’Etat militaires qui semblent connaître un regain d’intensité depuis quelques années. Dès lors la question suivante se pose avec acuité : l’intrusion régulière des militaires en politique fragilise-t-elle la démocratie ou lui vient-elle à son secours ?