Emmanuel Martin

De certaines conséquences de M. Ricardo

Des pays entiers ont été « spécialisés » sur la base de la théorie de l’échange international de David Ricardo, notamment en Afrique dans des matières premières brutes à faible valeur ajoutéeS’il est vrai que le libre échange est généralement justifié par les économistes sur la base de la théorie des avantages comparatifs de David Ricardo, une théorie présentée dans les manuels comme supérieure à la théorie des avantages absolus d’Adam Smith, l’histoire des manuels a sans doute induit la profession – et le grand public – en erreur.

L’absolutisme inefficace : leçons pour l’Afrique

Le trait commun à de nombreux pays africains francophones est de s’être inspirés du système présidentialiste à la française, issu de la Vème République. Dans un livre décapant, publié il y a deux décennies mais d’une étonnante actualité, feu Jean-François Revel dresse un portrait sans concession de l’« absolutisme inefficace » de la République française. 20 ans plus tard, la leçon vaut toujours et elle devrait être rendue obligatoire à lire pour tous les étudiants de première année de droit, et notamment en Afrique le « présidentialisme » fait des ravages en empêchant une véritable démocratie responsable d’émerger.

Essor de l’Afrique : Mythe ou réalité ?

Un débat sur la réalité de l’essor de l’Afrique sub-saharienne a émergé ce début janvier dans les pages du célèbre magazine Foreign Policy. L’essor de l’Afrique est-il un mythe ou une réalité ? Une analyse des arguments des « pessimistes » et des « optimistes »  s’impose.

« Le mythe »

Un géant intellectuel nous quitte : James Buchanan

L’économiste américain James M. Buchanan, lauréat du prix Nobel d’économie en 1986, est décédé aujourd’hui à l’âge de 93 ans. Son apport à la compréhension de l’économie et plus largement des sciences sociales et politiques, est immense.

Tunisie, An II

17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi jeune tunisien marchand ambulant de fruits et légumes voit sa marchandise et sa carriole confisquées. Il se trouve interdit de vendre par les autorités du régime dictatorial de Ben Ali : il est ruiné. Il s’immole alors à Sidi Bouzid. Bouazizi n’était pas le premier à commettre ce geste, mais il a été le déclencheur d’un vent de contestation qui a balayé toute l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Deux ans plus tard le changement