Réformes

La Tunisie : entre le miracle économique et le mirage politique

Errachid Majidi – Le 31 mars 2009. Depuis une vingtaine d’années, la Tunisie semble suivre deux trajectoires d’évolution totalement distinctes. Sur le plan économique, elle a adopté une stratégie d’ouverture et a su instaurer un cadre institutionnel favorisant l’initiative privée et respectant globalement les droits de propriété, réalisant ainsi des performances économiques incontestables (environ 5% de taux de croissance moyen durant cette période). En revanche, sur le plan politique les espoirs d’une démocratisation semblent s’éloigner avec la consolidation d’un régime de plus en plus autoritaire. Voilà donc une situation où la croissance économique coexiste avec un régime autoritaire.

Universités françaises : l’impossible réforme ?

Michel De Poncins, le 25 mars 2009 - La controverse en France autour des enseignants chercheurs, qui n’est pas terminée, permet de s’interroger sur la réalité et sur le devenir des universités françaises.

Le malaise français

Emmanuel Martin, le 20 mars 2009 - L’hiver s’est achevé par un sérieux coup de froid social en France le jeudi 19 mars, où des manifestations ont réuni de 1,2 à 3 millions de personnes, selon les différentes sources policières et syndicales. L’ampleur du mouvement ne se mesure pas simplement à l’aune des chiffres mais aussi au fait que de nombreux non-syndiqués et novices de la grève ont participé à cette journée de contestation sociale. En ligne de mire, la politique de M. Sarkozy et du gouvernement Fillon, mais aussi l’attitude de Mme Parisot du Medef : pas assez de « social ». Et en temps de récession les demandes sont encore plus grandes qu’à l’habitude. On comprend l’angoisse des salariés, mais la France a-t-elle pour autant une marge de manœuvre ?

Zimbabwe : revenir sur la réforme foncière ?

Rejoice Ngwenya, le 6 mars 2009 - Le Président du Zimbabwe Robert Mugabe est sans doute un des hommes les plus chanceux en vie aujourd’hui, pouvant partager le pouvoir avec les forces progressistes démocratiques alors qu’il devrait croupir à l’ombre. Il doit sa chance à des millions de zimbabwéens qui semblent l’avoir pardonné, et ce, malgré un règne politique de trente ans qui a entrainé pour beaucoup le chômage, la pauvreté, la famine, la maladie et la mort.

Secteur bancaire nigérian : L'Etat a-t-il intérêt à céder à la tentation de l’interventionnisme ?

Olusegun Sotola et Kayode Olowookere – Le 19 février 2009. L'année dernière, les dirigeants des banques nigérianes ont demandé au Etat fédérald'intervenir dans le secteur financier du pays afin de minimiser l’impact que la crise financière mondiale pourrait avoir sur le Nigeria.