Libye

Libye : 3 défis à relever avant les élections

La Déclaration de Paris du 29 mai 2018, laquelle est obtenue à la faveur de la Conférence Internationale sur la Libye, se situe dans le sillage d’une solution à la crise libyenne. L’un des points phares de cet accord politique est l’organisation des élections d’ici le 10 décembre 2018. L’idée maîtresse de cette démarche repose sur l’argument selon lequel sans élections, la crise libyenne se prolongerait.  Toutefois, des élections dans le contexte actuel constituent-t-elles une panacée pour sortir de l’impasse politique libyenne?

Quelle est la responsabilité de l’Occident dans le chaos libyen ?

L’effondrement de la « Jamahiriya » en 2011, a été un événement important dont les retombées dépassaient les seules frontières libyennes. La dimension incontestablement interne des revendications de la population libyenne, n’en a pas empêché l’internationalisation. Ainsi, des facteurs externes sont venus s’ajouter à des considérations internes, le tout retardant l’aboutissement de la transition démocratique en Libye.  L’interventionnisme international excessif dans les affaires du pays, a-t-il contribué à l’enterrement du rêve démocratique libyen ?

Lampedusa : qui sont les responsables ?

Début octobre 2013 de nombreux migrants africains sont morts et plusieurs autres ont été portés disparus après qu’un bateau les transportant vers l’Europe a sombré au large de l’île méridionale italienne de Lampedusa. Plus de 200 corps ont été récupérés et d’autres ont été trouvés à l’intérieur de l’épave. Les passagers se seraient jetés à la mer après qu’un incendie s’est déclaré à bord. La plupart des personnes sur ce bateau venaient de Libye, d’Érythrée et de Somalie, selon l’Organisation des Nations Unies (ONU). Cet accident choquant et douloureux a suscité bien des débats quant à savoir qui sont les coupables.

Syrie : la leçon libyenne oubliée

La décision de l’administration Obama d’accroître l’aide aux rebelles syriens, y compris maintenant une aide militaire, semble indiquer que les États-Unis deviennent peu à peu un participant à la guerre civile syrienne.

Tunise-Libye : Solidarité inter-étatique ou relations de peuple à peuple ?

Le mois dernier, lorsque le président du Congrès général national libyen Mohamed Magarief a annoncé l’attribution à la Tunisie d’une enveloppe de 200 millions de Dinars tunisiens pour couvrir le déficit, sous couvert d’aide au développement, je fus  marqué par l’écart qui existait entre les positions de mes différents amis libyens à ce sujet. Certains, considérant que la Libye était redevable envers la Tunisie pour son soutien à la révolution, était ravis par cette idée. D’autres estimaient, en revanche, que cette aide était avant tout une manière de « dilapider leurs richesses nationales ». D’une certaine manière, les deux camps avaient raison.