Afrique

La "malédiction du pétrole" en Afrique

Hicham El Moussaoui, le 27 mai 2008 –
Deux nouveaux pays, le Ghana et le Mali, vont bientôt rejoindre le club des pays africains producteurs de pétrole. La manne financière attendue leur ouvre de nouveaux horizons pour transformer leurs économies et sortir leurs populations de la pauvreté. Toutefois, il convient d’être prudent à cet égard. En effet, si l’on en croit le rapport 2008 sur les performances des compagnies pétrolières et gazières, publié par Transparency International, 60% des personnes les plus pauvres vivent dans des pays riches en ressources, particulièrement ceux de l’Afrique. Ce paradoxe est qualifié de « malédiction pétrolière ». Comment l’expliquer ? Et comment y remédier ?

De l’instrumentalisation de la souveraineté en Afrique

Hicham El Moussaoui, le 2 mai 2008 –
Suite aux propos du chef de la diplomatie belge Karel de Gucht, dénonçant « les privilèges fabuleux» des hommes politiques congolais, le Président Joseph Kabila s’est insurgé contre toute volonté de mise sous tutelle de son pays. Loin de nous l’idée de justifier toute ingérence dans les affaires congolaises, mais nous sommes quand même obligés de relever que cet argument de protection de la souveraineté revient souvent chaque fois qu’un dirigeant africain est mis en cause.

Réseaux Françafrique : la rupture… dans la continuité

Noël Kodia, le 1er mai 2008 -
Mise en œuvre par de Gaulle après les indépendances africaines, la Françafrique a été un instrument d’une politique hégémonique de la France vis-à-vis de ses anciennes colonies, hégémonie qui se développera quelque temps après dans d’autres pays non francophones. Mais cette Françafrique, que Nicolas Sarkozy ne voulait plus à cause des relations opaques entre ses prédécesseurs et certains dirigeants africains, a résisté à la tempête de la rupture et continue sa mission dominatrice sur la politique et l’économie du continent.

Vie chère : Nouh El Harmouzi interviewé dans Afrik.com

Nouh El Harmouzi interviewé par Afrik, le 9 avril 2008 -
Pourquoi une telle hausse du coût de la vie en Afrique ? La journaliste d'Afrik.com Falila Gbadamassi se pose la question et a demandé quelques éclaircissements à Nouh El Harmouzi de l'équipe d'UnMondeLibre.org. Protectionnisme, subventions, et contexte institutionnel rigidifié empêchent l'ajustement de l'offre à une demande accrue sur bien des marchés : il ne peut qu'en résulter une hausse des prix. Mais les politiques monétaires peuvent aussi expliquer la hausse des prix, et le Zimbabwe en est l'exemple typique. Alors faut-il contrôler les prix comme on l'entend souvent ? Certainement pas : cela reviendrait à traiter le symptôme et à déplacer les problèmes en générant de nouveaux déséquilibres.

L'Afrique : Trop de leadership

James Shikwati, le 5 avril 2008 -
Après des élections controversées et les violences qui ont suivi des deux côtés, le Président Mwai Kibaki et le dirigeant de l’opposition Raila Odinga peuvent devenir les véritables pères fondateurs du Kenya grâce à l’accord de partage de pouvoir qui a créé un poste de premier ministre. Beaucoup célèbrent un nouveau leadership fort, et cela alors que les Africains souffrent de beaucoup trop de leadership. Mais ce dont nous avons besoin, et ce de manière urgente, ce sont des institutions fortes.