Afrique

L'Afrique : Trop de leadership

James Shikwati, le 5 avril 2008 -
Après des élections controversées et les violences qui ont suivi des deux côtés, le Président Mwai Kibaki et le dirigeant de l’opposition Raila Odinga peuvent devenir les véritables pères fondateurs du Kenya grâce à l’accord de partage de pouvoir qui a créé un poste de premier ministre. Beaucoup célèbrent un nouveau leadership fort, et cela alors que les Africains souffrent de beaucoup trop de leadership. Mais ce dont nous avons besoin, et ce de manière urgente, ce sont des institutions fortes.

L’Union africaine au pied du mur ?

Noël Kodia, le 28 mars 2008 -
Le Kenya et le Tchad, deux pays qui viennent de prouver aux yeux du monde que la démocratie en Afrique a des problèmes pour s’installer normalement. Une fois de plus l’Union africaine est mise à l’épreuve, surtout qu’elle vient d’avoir un nouveau président en la personne du Gabonais Jean Ping depuis le 1er février 2008. Mais pourquoi l’Union africaine, qui s’est voulue plus combative que l’Unité africaine, n’arrive-t-elle pas à résoudre les problèmes que cette dernière n’a pas pu régler ?

Contrôle des prix : Des effets pervers trop souvent occultés

Hicham El Moussaoui, le 29 février 2008 -
Suite à la récente flambée des prix des produits alimentaires de base, de nombreux pays en voie de développement (Algérie, Maroc, Tunisie, Zimbabwe, etc.) ont décidé de contrôler les prix en imposant des prix « plafonds » aux offreurs moyennant des compensations financières afin de soutenir le pouvoir d’achat des consommateurs. Si la fin poursuivie semble louable, pourrait-on soutenir que le contrôle des prix est le moyen approprié pour y parvenir ? L’observation des expériences de plusieurs pays montre l’existence d’effets pervers trop souvent occultés.

Agriculture et développement économique*

Pr. Mamadou Koulibaly, le 13 janvier 2008 -
Voilà que des universitaires encore une fois ouvrent le débat sur un thème paradoxal dans le contexte ivoirien en particulier, mais généralisable à l’Afrique : la propriété foncière rurale. Le paradoxe est d’autant plus éclatant que notre pays a la prétention de faire prévaloir la thèse selon laquelle le développement économique procède inéluctablement du développement agricole. Mais en même temps que nous faisons l’apologie de cette vérité maintenant connue de tous, nous nous apercevons que la terre sur laquelle elle se fonde chez nous, n’a pas respecté le fil d’Ariane que les économistes ont très souvent affiché pour étayer cette apologie.

Isoler les extrémistes et sauver le Kenya et l'Afrique

James Shikwati, le 08 janvier 2008 -
J’ai dû jouer au chat et à la souris avec le temps et avec les barrages routiers tenus par des civils pour pouvoir atteindre l’aéroport de Kisumu et attraper mon vol pour Nairobi. Les maisons brûlent, les propriétés sont détruites, et il importe peu que l’on soit Kikuyu, Luo, Kalenjin, Luhya ou quoi que ce soit. La violence pourrait rapidement devenir un monstre autonome qui dépassera les frontières des tribalismes. Nous devons faire quelque chose pour sauver la démocratie et notre pays le Kenya.