Afrique

Macron va-t-il rompre avec la Françafrique?

Les questionnements sur la Françafrique restent une constance dans l’écriture des relations entre l’Afrique et la France hier comme aujourd’hui. Les relations occultes et prévaricatrices instituées dans les années 1960 existent elles encore ? Sous quelle forme s’expriment-elles aujourd’hui? La création par le nouveau président français le 29 août 2017 d’un Conseil présidentiel pour l’Afrique (CPA) n’a pas manqué de raviver ces questionnements. L’institution Macronienne sonnerait-elle la rupture avec la Françafrique ?

Sortir des idées reçues sur la création de richesse

La relation entre croissance économique et amélioration du niveau de vie est illustrée par les résultats du dernier rapport sur la liberté économique du monde publié par l’Institut Fraser. Le rapport classe les pays en fonction de leur niveau de liberté économique. L'Afrique du Sud figure actuellement au 95ème rang sur 159 pays, après avoir occupé le 46ème rang en 2000. Ainsi, la liberté économique en Afrique du Sud a reculé, atteignant la 70ème place en 2005 et la 82ème position en 2010.

Pourquoi l’Afrique est-elle restée à la traîne?

La pauvreté africaine n'a pas été causée par le colonialisme, le capitalisme ou le libre-échange. Bon nombre des anciennes colonies de l'Europe sont devenues riches précisément parce qu'elles ont maintenu et adapté certaines bonnes institutions coloniales et ont participé au commerce mondial. La pauvreté africaine a précédé la colonisation du continent par l'Europe et persiste encore aujourd'hui. Elle est le résultat de mauvaises politiques, dont la plupart ont été choisies librement par les dirigeants africains après l'indépendance.

Les incitations : socle de la performance !

Le désordre que représente South African Airlines (SAA) est largement connu aujourd'hui. Ce que beaucoup ne savent pas, c'est que l'Université de Yale, en 1944, avait publié un petit livre qui exposait les raisons du désordre. S'il est vrai que le livre de Ludwig Mises, « Bureaucracy », ne mentionnait pas la SAA par son nom, il disséquait néanmoins les différences entre la «gestion à but lucratif» (guidée par le mécanisme des pertes et profits) et la «gestion bureaucratique (ou politique)».

Chômage des jeunes en Afrique : la vraie raison !

Aujourd'hui, 60% des chômeurs en Afrique sont des jeunes. Ce sont des chiffres stupéfiants. Et, précision de taille, beaucoup de ceux qui travaillent sont sous-employés: soit en travaillant dans le secteur informel, soit en travaillant que quelques heures ou aidant dans les fermes familiales ou encore dans les entreprises familiales. Ils se battent comme des entrepreneurs «nécessiteux» de survivre, jonglant souvent avec de multiples emplois informels.