Afrique

Sommes-nous les proies des entrepreneurs ?

Ann Crotty, dans un article du Financial Mail intitulé Le prix que nous payons pour la cupidité d’Apple), dépeint la compagnie Apple comme un fléau pour notre civilisation, une structure qui ne fait que prendre sans rien donner en retour. Outre l’argument selon lequel les entreprises doivent «redonner» (évidence dans les articles attaquant le capitalisme et le profit), le plus gros problème de l'argumentaire de Mme Crotty est qu’il est fondé sur la prémisse selon laquelle Apple aurait « braqué » une arme sur la tête de ses clients pour les forcer à lui remettre leur argent.

Subventions à l’agriculture africaine : une fausse bonne idée !

Dans l’imaginaire politique, il est très répandu qu’il faut octroyer des subventions aux agriculteurs pour soutenir la production. Ainsi, d’un pays à l’autre, l’on subventionne l’agriculture sous plusieurs formes, mais toujours en vain. Dans les faits, l’agriculteur n’est pas le principal bénéficiaire des subventions et l’agriculture africaine n’est toujours pas compétitive. Par conséquent, le continent dépend massivement des importations alimentaires.

Le digne combat des femmes d’Aba pour la liberté

Les célèbres insurrections des femmes d’Aba en 1929 étaient une rébellion de deux mois menées par les femmes du marché local de la tribu Igbo du sud-est du Nigéria contre les pouvoirs excessifs du gouvernement britannique et de ses chefs à l’apogée du colonialisme. La rébellion a été déclenchée par l'imposition d'une politique fiscale à ce groupe de femmes traditionnellement exonérées d'impôt. Cet événement est un exemple de la longue histoire de l’Afrique animée très tôt des valeurs de la liberté en réponse à l’état déplorable de la condition humaine à travers le continent.

Le pouvoir administratif discrétionnaire socle de la corruption

L’Afrique du Sud et d’autres pays dépensent des millions de dollars pour lutter contre la corruption. De nombreusent conférences visent à rechercher des solutions pour lutter contre ce fléau. Des études scientifiques lui sont consacrées. Nous avons toutefois tendance à trop réfléchir et à compliquer le phénomène de corruption. La solution est assez simple et évidente: réduire les pouvoirs discrétionnaires. Cela n'éliminera peut-être pas la corruption, mais en réduira substantiellement la prévalence.

L’Afrique au secours du Brexit ?

En 1948, lorsque les ministres irlandais réfléchissaient aux besoins en investissements pour le développement des colonies africaines, l'accent n'était pas mis sur les besoins de ces pays, mais sur la manière dont ces colonies pourraient soutenir l'économie britannique. Il y avait aussi un calcul politique. En effet, après le rééquilibrage du pouvoir mondial en 1945, le gouvernement a estimé que seul le renforcement de l’empire africain lié à l’Europe pourrait lui permettre de rivaliser avec les blocs américains et soviétiques. Aujourd'hui, 70 ans après, l'Afrique semble être, pour les politiciens britanniques, un moyen de conserver l’influence mondiale de la Grande-Bretagne.