Afrique

Les 3 voies de l’industrialisation en Afrique

Jim Yong Kim, Président de la Banque mondiale (BM), a récemment reconnu que son organisation n’avait pas donné les meilleurs conseils aux gouvernements africains pour les conduire sur la voie de l'industrialisation. En se focalisant sur le financement des seules constructions d’infrastructures dures telles que les routes, les rails et l'énergie, l'Afrique n’a pas réussi à s'industrialiser. Des critiques étaient pourtant adressées depuis des années à la BM mais elle faisait la sourde oreille. Après cette prise de conscience salvatrice, la Banque doit revoir son action en tenant compte d’au moins trois éléments.

Doit-on obéir à une loi injuste ?

La loi est censée remplir principalement deux fonctions importantes dans la société: la protection des personnes et des biens, et la prévention des conflits. Lorsque la loi dépasse ces fonctions, elle devient une source de conflit, comme nous l'avons vu à travers l'histoire, en particulier dans l'histoire sud-africaine contemporaine. Aujourd’hui, la loi est instrumentalisée au service de nombreuses causes extra-légales: comme par exemple maintenir à tout prix des entreprises publiques défaillantes telles que la South African Broadcasting Corporation (Société nationale de radiodiffusion et télévision, SABC). Toutes ces déviations compromettent l’État de droit.

Afrique : quand l’État tente d’asphyxier les réseaux sociaux

Le gouvernement du Bénin a annulé un récent décret imposant une taxe aux utilisateurs de plateformes telles que Twitter, Facebook et WhatsApp. Connues sous le nom de plateformes «over-the-top» (c’est-à-dire s’installant au-dessus des infrastructures des opérateurs traditionnels), elles peuvent fournir du contenu multimédia directement aux utilisateurs sans utiliser les moyens de diffusion terrestre ou les signaux satellites. De nombreux militants béninois et internationaux se sont vivement insurgés contre cette décision.

Sommes-nous les proies des entrepreneurs ?

Ann Crotty, dans un article du Financial Mail intitulé Le prix que nous payons pour la cupidité d’Apple), dépeint la compagnie Apple comme un fléau pour notre civilisation, une structure qui ne fait que prendre sans rien donner en retour. Outre l’argument selon lequel les entreprises doivent «redonner» (évidence dans les articles attaquant le capitalisme et le profit), le plus gros problème de l'argumentaire de Mme Crotty est qu’il est fondé sur la prémisse selon laquelle Apple aurait « braqué » une arme sur la tête de ses clients pour les forcer à lui remettre leur argent.

Subventions à l’agriculture africaine : une fausse bonne idée !

Dans l’imaginaire politique, il est très répandu qu’il faut octroyer des subventions aux agriculteurs pour soutenir la production. Ainsi, d’un pays à l’autre, l’on subventionne l’agriculture sous plusieurs formes, mais toujours en vain. Dans les faits, l’agriculteur n’est pas le principal bénéficiaire des subventions et l’agriculture africaine n’est toujours pas compétitive. Par conséquent, le continent dépend massivement des importations alimentaires.