Afrique

CEMAC : Les causes profondes de la fuite des capitaux

Face à d’énormes difficultés de trésorerie, dues à la baisse des cours mondiaux des matières premières, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a décidé de relever de 50 points son principal taux directeur, passant de 2,45 à 2,95% afin de contribuer à freiner la fuite des capitaux. Pour rappel, selon le rapport 2015 de l’ONG Global Financial Integrity, l'Afrique subsaharienne est la région qui souffre le plus de la fuite des capitaux en pourcentage du PIB.

Maroc : l’intérêt des retraites par capitalisation.

De l’aveu même du président de la Cour des comptes et selon le dernier rapport de la commission parlementaire qui s’est penchée sur la question, la réforme paramétrique des régimes des retraites, validée par l’ancien gouvernement, est insuffisante au regard des dysfonctionnements structurels dont souffre le système en général et le régime des pensions civiles en particulier.

Quand l’excès de lois nourrit la corruption

Tacite, célèbre historien et sénateur romain du Ier siècle après JC, avait averti: «Plus l'État est corrompu, plus les lois sont nombreuses». C'était une équation, d'un genre inhabituel, non pas basée sur un modèle mathématique ou scientifique, mais fondée sur une observation du comportement social ; ce que les études académiques postérieures ont décrit comme la science comportementale connue pour son inexactitude. La sagesse de Tacite a cependant résisté à l'épreuve des millénaires.

La Chine peut-elle supplanter les donateurs traditionnels de l’Afrique ?

On s’inquiète souvent de relations dramatiques entre la Chine et les pays africains. Les jugements sur la Chine oscillent entre le paria et le sauveur. Dans le cadre de l’aide publique au développement, on accuse les Chinois de renverser le pouvoir des donateurs habituels de l’Afrique, ce qui laisse au continent une plus grande liberté dans le choix de ses donateurs. Ces affirmations sont-elles réellement fondées ? La Chine est-elle initiatrice d’une « révolution silencieuse » en Afrique ?

Absence de contre-pouvoirs en Afrique : un dictateur peut en cacher un autre…

L'histoire nous montre qu'il a toujours existé une lutte entre le pouvoir et le contre pouvoir. Les révolutionnaires les plus idéalistes et les plus nobles, une fois au pouvoir, deviennent des caricatures des dictateurs ou des dirigeants qu'ils ont renversés. La dictature de Fidel Castro, par exemple, n’a pas été beaucoup mieux que celle de Batista. Il en va de même pour la Chine maoïste.