Protectionnisme

Trafic aérien : pourquoi une totale marginalisation de l’Afrique ?

Le 14 novembre 1999, 44 pays africains adoptaient la déclaration de Yamoussoukro en vue de la libéralisation de l'accès aux marchés du transport aérien en Afrique. 18 ans plus tard, l'Afrique, malgré un gros potentiel de développement, reste marginalisée (3% du trafic aérien mondial). Qu’est-ce qui mine donc le décollage de ce secteur ?

Nigéria : Le protectionnisme plombe l’économie

Au début de cette année, la plupart des Nigérians étaient optimistes et espéraient que le soi-disant «Budget de Changement» de l'administration Buhari allait apporter des modifications positives substantielles au Nigéria. Malheureusement, le pays connaît actuellement une croissance négative (récession économique), un affaiblissement de la monnaie et une hyperinflation qui  se sont traduits par de fortes hausses de prix. Les tarifs de nombreux produits de base ont doublé depuis 2015. Selon le Bureau national des statistiques (NBS), le taux de chômage du pays est passé de 13,3%, au 2e trimestre, à 13,9%  au 3e trimestre de 2016.

Maroc : défense commerciale antichambre du protectionnisme?

Les demandes d’ouverture d’enquête antidumping et de sauvegarde sont de plus en plus fréquentes au Maroc. Les requêtes d’antidumping sont encore plus nombreuses et visent à limiter les importations en provenance de pays qui exportent à des prix inférieurs à ceux pratiqués sur leurs marchés intérieurs. De la restriction des importations des PVC américains, au contreplaqué chinois, en passant par les tôles en acier laminé européennes, le leitmotiv est de protéger l’industrie locale. Toutefois, peut-on s’abriter uniquement derrière la défense commerciale pour sauvegarder notre industrie?

Burkina Faso : Le piège de la consommation patriotique

Depuis la chute de Blaise Compaoré en 2014, une fièvre culturelle s’est emparée du Burkina Faso. Partout, on ne parle que de la mode patriotique consistant à privilégier la nourriture, les vêtements, la musique locale, et bien d’autres produits locaux. Déclenché et appuyé par les nouvelles autorités, cet élan patriotique n’épargne aucune sphère et aucun secteur. Il irradie tout le pays si bien que le citoyen burkinabè qui ne s’inscrit pas dans cette tendance est parfois vu d’un mauvais œil. Une situation qui amène à s’interroger sur le bien-fondé de ce phénomène.

Burkina Faso: Le protectionnisme pour relancer la filière sucre ?

Le gouvernement burkinabè en conseil des ministres du 15 octobre 2015 a pris des mesures protectionnistes, notamment des restrictions concernant la délivrance d’Autorisation spéciale d’importation (ASI) pour permette à la Nouvelle Société Sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO) de pouvoir écouler sa production sur le marche local.