Protectionnisme

Quand le protectionnisme écrase les pauvres

Nous n’avons jamais entendu une personne pauvre, ou tout autre d'ailleurs, se plaindre d’avoir accès à des produits moins chers. Et pourtant, beaucoup de gens en Afrique du Sud (SA) adorent haïr les Chinois juste parce qu’ils nous procurent des vêtements bon marché. Parce que les fabricants locaux ne peuvent pas produire des vêtements aussi efficacement et aussi bon marché que les Chinois, le gouvernement SA impose des taxes à l'importation allant jusqu'à 45% du coût de ces vêtements pour protéger l'industrie. Cela n’empêche pas le vêtement de rester moins cher que ceux fabriqués localement. Il s’agit donc d’une taxe qui est finalement subie, non par les importateurs, mais par les consommateurs, même les plus pauvres.

Cameroun : le protectionnisme est-il protecteur ?

Les autorités camerounaises ont annoncé très récemment la suspension des importations de ciment et de sucre. Les raisons avancées pour justifier cette décision sont, entres autres, la volonté de protéger l’industrie locale et les emplois. Ainsi, il y aurait une relation entre la fermeture des frontières et le développement de l’industrie locale dans ces deux secteurs. Pareille considération est-elle réellement soutenable ?

Protectionnisme occidental : entrave à la mondialisation en Afrique

L’organe de règlement des différends de l’organisation mondiale du Commerce (OMC) a commencé le 29 août dernier l’examen de l’état de mise en œuvre de ses recommandations à l’endroit de la Communauté Européenne et les Etats Unis d’Amérique à propos de leurs mesures distorsionnistes relatives respectivement au commerce des produits biotechnologiques et aux subventions.

Les deux Congo : Le danger des freins à l’intégration

En dépit de l’existence d’un cadre règlementaire prônant la libre circulation des personnes et des biens entre les deux Congo, force est de constater que les relations entre la République démocratique du Congo et le Congo Kinshasa restent caractérisées par la peur de l’autre. Les entraves à la circulation de la richesse de part et d’autre du fleuve Congo subsistent. Elles ont même tendance ces dernières années à s’accentuer comme le dévoile la récente décision d’exiger des passeports et des visas aux populations voulant traverser le fleuve Congo. Ces mesures justifiées par les escalades observées dans la lutte contre la criminalité galopante de part et d’autre du fleuve Congo, mettent davantage en péril le rapprochement entre les deux voisins naturels.

Limitation des importations chinoises : une protection pour l’économie marocaine ?

Si l’on regarde la situation critique que connaissent certains secteurs de l’économie nationale au bord de l’asphyxie (sidérurgie, bois, textiles, etc.) et la pression qu’ils exercent sur l’exécutif ; le niveau du déficit de la balance commerciale (196 milliards DH) qui, quoique en léger recul, reste menaçant pour la stabilité macroéconomique du pays (réserves de change et endettement) ; le déséquilibre structurel des échanges avec la Chine en défaveur du Maroc (24 milliards DH, soit 12% de l’ensemble du déficit commercial du Maroc) ; il n’est pas étonnant, qu’en ce temps de disette, le gouvernement soit réceptif à toutes les voix réclamant une limitation des importations via une défense commerciale active, en l’occurrence contre les produits chinois. Mais, en cédant à ces sirènes, va-t-il sauver réellement notre commerce et notre industrie émergente ? Pas si sûr !