Corruption

Afrique : le fléau de la corruption entre dirigeants et multinationales

Au cœur des fléaux qui minent le continent africain figure, en tête de peloton, la corruption, surtout dans l’exploitation des ressources naturelles. L’Union africaine a d’ailleurs fait de la corruption, l’un des dossiers prioritaires de son sommet de janvier 2018. Si la responsabilité des multinationales est souvent brandie, sont-elles réellement les  seules fautives ?

Côte d’Ivoire : bilan médiocre de la lutte contre la corruption.

La lutte contre la corruption a été une promesse majeure d’Alassane Ouattara lors de sa campagne électorale de 2010. La mise en place de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG) est l’une des matérialisations de cette promesse. Selon l’indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International, le pays est passé d’une note de 22 sur 100 en 2011 (154e rang mondial) à 36/100 en 2017 (103e rang mondial) sous Ouattara. Malgré cette avancée, des scandales récurrents  de corruption témoignent bien que la bataille contre la corruption est loin d’être remportée.

Corruption en Afrique : la thérapie par l’exemple.

Lors du 30ème sommet de l’Union Africaine de janvier 2018 à Addis Abeba, les dirigeants africains se sont assignés de faire de la lutte contre la corruption, l’un des principaux défis. Cependant cet élan volontariste, soulève de nombreuses interrogations car, si la majorité des chefs d’Etat africains se disent contre la corruption, ils restent encore nombreux à en faire usage au quotidien. L’augmentation constante du nombre de dirigeants englués dans des scandales de corruption prouve que la corruption n'est plus seulement un dysfonctionnement de la gouvernance, mais est devenue un mode de gouvernance. Comment  en sortir?

La problématique de la corruption dans les Etats modernes

Pourquoi la pratique de la corruption est-elle si répandue dans certains pays, particulièrement ceux en apprentissage de la gestion moderne et démocratique comme les pays africains ? N’y a-t-il pas un lien entre leur pratique de la gouvernance et le phénomène de la corruption auquel se livrent les populations ?

Côte d’Ivoire : Une lutte de façade contre la corruption

Dans la lutte contre la corruption, le suivi et le contrôle des patrimoines des gouvernants sont indispensables. D’où l’instauration de la déclaration de patrimoine à laquelle doivent se soumettre le Président de la République, les chefs et les présidents des institutions, les membres du gouvernement, les personnalités élues, les gouverneurs et vice-gouverneurs de district, les membres de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance ou toute autre personne agissant pour le compte de l’Etat et utilisant, dans le cadre de ses fonctions, les moyens financiers de l’Etat. (Article 5 de l’ordonnance n°2013-660 du 20 septembre 2013 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption). Ces déclarations de patrimoines peuvent-elles être un moyen efficace de lutte contre la corruption ?