Monnaie

Chine : Les limites de la politique monétaire

James Dorn, le 12 mai 2008 -
La politique monétaire a ses limites : Le gonflement du stock de monnaie ne peut pas générer de la croissance économique réelle. En revanche, cela peut attiser l'inflation. Il suffit de regarder le Zimbabwe, où les politiques de Robert Mugabe ont détruit la monnaie nationale, assortie désormais d’une date d'expiration, et ont créé le chaos économique. Bien que la Chine n’emprunte heureusement pas le même chemin que le Zimbabwe, l'inflation rampante et le contrôle des prix constituent une menace pour l'harmonie sociale et la stabilité.

Vie chère : Nouh El Harmouzi interviewé dans Afrik.com

Nouh El Harmouzi interviewé par Afrik, le 9 avril 2008 -
Pourquoi une telle hausse du coût de la vie en Afrique ? La journaliste d'Afrik.com Falila Gbadamassi se pose la question et a demandé quelques éclaircissements à Nouh El Harmouzi de l'équipe d'UnMondeLibre.org. Protectionnisme, subventions, et contexte institutionnel rigidifié empêchent l'ajustement de l'offre à une demande accrue sur bien des marchés : il ne peut qu'en résulter une hausse des prix. Mais les politiques monétaires peuvent aussi expliquer la hausse des prix, et le Zimbabwe en est l'exemple typique. Alors faut-il contrôler les prix comme on l'entend souvent ? Certainement pas : cela reviendrait à traiter le symptôme et à déplacer les problèmes en générant de nouveaux déséquilibres.

Contrôle des prix : Des effets pervers trop souvent occultés

Hicham El Moussaoui, le 29 février 2008 -
Suite à la récente flambée des prix des produits alimentaires de base, de nombreux pays en voie de développement (Algérie, Maroc, Tunisie, Zimbabwe, etc.) ont décidé de contrôler les prix en imposant des prix « plafonds » aux offreurs moyennant des compensations financières afin de soutenir le pouvoir d’achat des consommateurs. Si la fin poursuivie semble louable, pourrait-on soutenir que le contrôle des prix est le moyen approprié pour y parvenir ? L’observation des expériences de plusieurs pays montre l’existence d’effets pervers trop souvent occultés.

Inflation au Zimbabwe : quelle solution ?

Steve H. Hanke, le 11 février 2008-
Depuis mars 2007, le Zimbabwe est au milieu d'une tempête d’hyper-inflation (soit un taux d'inflation mensuel dépassant les 50 %). Ce phénomène est plutôt rare, puisque avant le Zimbabwe, on dénote seulement 29 cas d’hyper-inflation. L'hyper-inflation du Zimbabwe est en train de détruire l'économie, précipitant ainsi la majorité de ses habitants dans la pauvreté et forçant des millions de Zimbabwéens à émigrer. Depuis 1997, l'inflation a crû de 1.030.217 %, tandis que le niveau de vie (mesuré par le PIB réel par habitant) a baissé de 35 %.

À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien

Hicham El Moussaoui, le 7 février 2008 -
Depuis longtemps l’Algérie est pénalisée par son système bancaire qui, en dépit de sa sur-liquidité, est incapable de répondre aux besoins de financement du développement du pays. Cette lacune de l’économie algérienne résulte essentiellement du manque d’ouverture du secteur bancaire. Celui-ci reste sous l’emprise de l’Etat puisque les banques publiques détiennent près de 90 % du marché, tant en termes d’actifs que de crédits à l’économie. Le problème n’est pas tant la domination des banques publiques, mais plutôt le fait que l’activité bancaire est détournée vers le financement public.