Monnaie

Contrôle des prix : Des effets pervers trop souvent occultés

Hicham El Moussaoui, le 29 février 2008 -
Suite à la récente flambée des prix des produits alimentaires de base, de nombreux pays en voie de développement (Algérie, Maroc, Tunisie, Zimbabwe, etc.) ont décidé de contrôler les prix en imposant des prix « plafonds » aux offreurs moyennant des compensations financières afin de soutenir le pouvoir d’achat des consommateurs. Si la fin poursuivie semble louable, pourrait-on soutenir que le contrôle des prix est le moyen approprié pour y parvenir ? L’observation des expériences de plusieurs pays montre l’existence d’effets pervers trop souvent occultés.

Inflation au Zimbabwe : quelle solution ?

Steve H. Hanke, le 11 février 2008-
Depuis mars 2007, le Zimbabwe est au milieu d'une tempête d’hyper-inflation (soit un taux d'inflation mensuel dépassant les 50 %). Ce phénomène est plutôt rare, puisque avant le Zimbabwe, on dénote seulement 29 cas d’hyper-inflation. L'hyper-inflation du Zimbabwe est en train de détruire l'économie, précipitant ainsi la majorité de ses habitants dans la pauvreté et forçant des millions de Zimbabwéens à émigrer. Depuis 1997, l'inflation a crû de 1.030.217 %, tandis que le niveau de vie (mesuré par le PIB réel par habitant) a baissé de 35 %.

À l’origine des dysfonctionnements du secteur bancaire algérien

Hicham El Moussaoui, le 7 février 2008 -
Depuis longtemps l’Algérie est pénalisée par son système bancaire qui, en dépit de sa sur-liquidité, est incapable de répondre aux besoins de financement du développement du pays. Cette lacune de l’économie algérienne résulte essentiellement du manque d’ouverture du secteur bancaire. Celui-ci reste sous l’emprise de l’Etat puisque les banques publiques détiennent près de 90 % du marché, tant en termes d’actifs que de crédits à l’économie. Le problème n’est pas tant la domination des banques publiques, mais plutôt le fait que l’activité bancaire est détournée vers le financement public.

Que Mugabe ne décolle pas !

image alt text...Rejoice Ngwenya, le 6 décembre 2007-
Kidson Kangwami ou plutôt « KK » comme l'appellent affectueusement ses amis, est un père de famille membre de la paroisse de l'église apostolique de Johane Masowe qui a exercé le métier d'étameur durant la majeure partie de sa vie d'adulte. Il a la trentaine, ce qui signifie que lorsqu'il a commencé l'école en Avril 1980, le président Robert Mugabe avait déjà commencé à prendre le contrôle du Zimbabwe.