Développement

Paul Kagamé : « Le Rwanda avance sur le chemin de l’innovation »

Permettez-moi de partager quelques réflexions sur l'innovation en Afrique, en particulier la notre au Rwanda. La première question que nous devons nous poser est la suivante: avons-nous les bonnes politiques pour stimuler l'innovation ?

Quand on parle d'innovation, il est question de connaissance, de mentalité, d'utilisation de la technologie, et de faire les choses différemment dans le but de trouver des solutions aux problèmes de la vie quotidienne.

Imaginons l’Afrique en 2063

L'Afrique suscite de multiples réflexions. Un jour, elle soulève tous les espoirs avec des taux de croissance sans précédent et un potentiel incroyable. Le lendemain, un gouvernement démocratique est renversé en Afrique du Nord, un génocide germe en Afrique centrale et une guerre civile éclate ailleurs entre les deux. Et quand vous ajoutez à cela les dysfonctionnements chroniques du Congo, de la Somalie et du Zimbabwe, l'Afrique focalise soudainement alors l’attention des médias et devient pour le reste du monde un lieu de conflits insolubles, de maladies, de faim, de pauvreté et de politique tribale.

Maroc : la taxe controversée…

Le gouvernement Benkirane est décidé à appliquer la taxe sur les billets d’avion (100 dh pour la classe économique et 400 dh pour les autres catégories), dès avril prochain. Une taxe, nous dit-on, qui sera à moitié affectée à la promotion du secteur touristique et l’autre moitié ira alimenter le fonds d’appui à la cohésion sociale. Une intention somme toute louable, néanmoins qui risque d’avoir plusieurs effets pervers.

Le paradoxe de la croissance africaine

Selon le dernier rapport de la Banque mondiale, il est prévu que le taux de croissance en Afrique subsaharienne atteigne 5,3% en 2014, contre 4,7% l'année dernière. Comparé à d'autres blocs régionaux, la croissance prévue en Afrique subsaharienne la place au troisième rang, après celles de l'Asie de l'Est (7,2%) et de l'Asie du Sud (5,7%). Toutefois, le paradoxe de ces dernières années de croissance économique impressionnantes en Afrique est qu'elle a été accompagnée par la création de peu d'emplois, et cette tendance devrait se poursuivre.

Rapatrier les capitaux illicites pour la renaissance et le développement rapide de l’Afrique

Les transactions financières illégales (IFT) du continent africain demeurent un obstacle au développement. Certains de ces capitaux sont empesés dans des comptes bancaires à l'étranger avec la complicité de fonctionnaires corrompus du gouvernement des Etats africains. Selon la Fondation Mo Ibrahim, dans une publication de 2013 : de 1980 à 2009, l'Afrique était un créancier net au monde, avec une perte de capitaux à hauteur d'environ 1,4 milliards de dollars.