Développement

Pourquoi l'économie de développement a laissé tomber les pauvres

Il y a plus d'une décennie, le livre de William Easterly, « la recherche insaisissable de la croissance » (The Elusive Quest for Growth), créait un certain émoi au sein des économistes. Ancien économiste à la Banque mondiale, Easterly a soutenu que pratiquement aucune des solutions à la mode au problème de sous-développement, généralement financées par l'aide (investissement dans les infrastructures, l'éducation, les politiques industrielles), n’a produit les résultats escomptés. En effet, le développement est le résultat des institutions

Les Africains sont-ils responsables de leur sous-développement ?

En 1972, l'historien Walter Rodney a consacré 361 pages à démontrer comment l'Europe a été à l’origine du sous-développement de l’Afrique. Il a fait un magnifique travail pour expliquer comment le commerce des esclaves, le colonialisme et le néo-colonialisme de l'Afrique, par l'Europe et d'autres impérialistes occidentaux, ont volé à l’Afrique son développement.

Paul Kagamé : « Le Rwanda avance sur le chemin de l’innovation »

Permettez-moi de partager quelques réflexions sur l'innovation en Afrique, en particulier la notre au Rwanda. La première question que nous devons nous poser est la suivante: avons-nous les bonnes politiques pour stimuler l'innovation ?

Quand on parle d'innovation, il est question de connaissance, de mentalité, d'utilisation de la technologie, et de faire les choses différemment dans le but de trouver des solutions aux problèmes de la vie quotidienne.

Imaginons l’Afrique en 2063

L'Afrique suscite de multiples réflexions. Un jour, elle soulève tous les espoirs avec des taux de croissance sans précédent et un potentiel incroyable. Le lendemain, un gouvernement démocratique est renversé en Afrique du Nord, un génocide germe en Afrique centrale et une guerre civile éclate ailleurs entre les deux. Et quand vous ajoutez à cela les dysfonctionnements chroniques du Congo, de la Somalie et du Zimbabwe, l'Afrique focalise soudainement alors l’attention des médias et devient pour le reste du monde un lieu de conflits insolubles, de maladies, de faim, de pauvreté et de politique tribale.

Maroc : la taxe controversée…

Le gouvernement Benkirane est décidé à appliquer la taxe sur les billets d’avion (100 dh pour la classe économique et 400 dh pour les autres catégories), dès avril prochain. Une taxe, nous dit-on, qui sera à moitié affectée à la promotion du secteur touristique et l’autre moitié ira alimenter le fonds d’appui à la cohésion sociale. Une intention somme toute louable, néanmoins qui risque d’avoir plusieurs effets pervers.