Développement

Dead aid : sortir l’Afrique de l’impasse

Guillaume Vuillemey - Le 3 juillet 2009. Peu de sujets sont aussi tabous que celui de l’aide au développement. Mettre en cause le bien-fondé des milliards d’euros déversés chaque année en Afrique est sacrilège pour la grande majorité des dirigeants politiques occidentaux.

La liberté économique, terreau du développement

Emmanuel Martin, le 31 juillet 2008 - Qu’est-ce que le développement économique ? On a pu longtemps comparer le développement à un moteur. Et l’analogie avait deux avantages pour ses partisans : d’abord, il suffisait d’y mettre de l’essence pour qu’il démarre (comprenez des aides financières, un « big push ») ; ensuite le moteur était « conçu » par des ingénieurs (comprenez alors des ingénieurs sociaux planifiant l’activité). Cette vision du développement a donné les résultats que l’on sait

Faire payer les pauvres

Nonoy Oplas, le 8 avril 2008-
On entend de plus en plus dire que les pays riches devraient réduire drastiquement leurs importations en provenance des pays pauvres dont les usines anciennes émettent du CO2. Mais derrière cet « éco-protectionnisme » ne cache-t-on pas les bonnes vieilles recettes protectionnistes ? Et cela ne va-t-il pas frapper les pauvres de plein fouet ?

La taxe plate : l'impôt pour les pays en développement

Deepak Lal, le 31 mars 2008 -
Un des débats les plus importants aujourd’hui en matière de politique publique dans les pays occidentaux (y compris les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni) concerne l’introduction d’un taxe plate (la flat tax, ou impôt proportionnel) pour remplacer leurs systèmes fiscaux très compliqués aux effets pervers redoutables. Ce débat fait suite à un long consensus post-keynésien quant à la conduite de la politique économique. Il est utile d’examiner cette taxe plate pour montrer dans quelle mesure elle serait particulièrement intéressante pour des pays en voie de développement tels que l’Inde.

La philanthropie de Bill Gates peut-elle sauver les pauvres ?

William Easterly, le 10 mars 2008 -
Le Wall Street Journal a récemment rapporté que Bill Gates déteste mes idées. M. Gates s’est allié avec la bureaucratie de l’aide au développement. Or, cette bureaucratie est notoirement sensible aux critiques de gens comme moi, qui ne trouvent aucune preuve confirmant que les grands projets de « l’industrie » de l’aide au développement aient sorti un quelconque pays de la pauvreté.