Développement

La taxe plate : l'impôt pour les pays en développement

Deepak Lal, le 31 mars 2008 -
Un des débats les plus importants aujourd’hui en matière de politique publique dans les pays occidentaux (y compris les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni) concerne l’introduction d’un taxe plate (la flat tax, ou impôt proportionnel) pour remplacer leurs systèmes fiscaux très compliqués aux effets pervers redoutables. Ce débat fait suite à un long consensus post-keynésien quant à la conduite de la politique économique. Il est utile d’examiner cette taxe plate pour montrer dans quelle mesure elle serait particulièrement intéressante pour des pays en voie de développement tels que l’Inde.

La philanthropie de Bill Gates peut-elle sauver les pauvres ?

William Easterly, le 10 mars 2008 -
Le Wall Street Journal a récemment rapporté que Bill Gates déteste mes idées. M. Gates s’est allié avec la bureaucratie de l’aide au développement. Or, cette bureaucratie est notoirement sensible aux critiques de gens comme moi, qui ne trouvent aucune preuve confirmant que les grands projets de « l’industrie » de l’aide au développement aient sorti un quelconque pays de la pauvreté.

Départements d'Outre Mer français : Pourquoi le développement n'est-il pas autonome ?

Emmanuel Martin, le 9 février 2008-
Les Départements d’Outre Mer français sont à la traîne : un chômage trois fois plus élevé qu’en métropole (entre 20 et 24 % mi-2007), un PIB par habitant inférieur d’un tiers (15.747€ contre 26.923 € en 2006), 12 % des RMIstes français en 2004 pour une population ne représentant que 3 % de la population française. Pour le Premier ministre français François Fillon, en visite aux Antilles françaises début janvier, « c’est le modèle de dépendance à l’égard de la métropole qui a causé les difficultés que nous rencontrons aujourd’hui ». D’où selon lui le besoin urgent d’« un développement plus autonome » des DOM. D’où vient ce manque d’autonomie des DOM ?

Agriculture et développement économique*

Pr. Mamadou Koulibaly, le 13 janvier 2008 -
Voilà que des universitaires encore une fois ouvrent le débat sur un thème paradoxal dans le contexte ivoirien en particulier, mais généralisable à l’Afrique : la propriété foncière rurale. Le paradoxe est d’autant plus éclatant que notre pays a la prétention de faire prévaloir la thèse selon laquelle le développement économique procède inéluctablement du développement agricole. Mais en même temps que nous faisons l’apologie de cette vérité maintenant connue de tous, nous nous apercevons que la terre sur laquelle elle se fonde chez nous, n’a pas respecté le fil d’Ariane que les économistes ont très souvent affiché pour étayer cette apologie.