Marian Tupy

Le capitalisme booste la richesse en Afrique

L’Afrique subsaharienne couvre 46 pays, 9.4 millions de m2. Pas moins d’une personne sur sept vit en Afrique, et la part du continent dans la population mondiale est appelée à augmenter avec le taux de natalité le plus élevé au monde. Si la tendance actuelle persiste, le nombre d’habitant au Nigéria va être supérieur à celui des Etats Unis, d’ici 2050.Ainsi l’Afrique est sous les projecteurs attentifs des Africains mais aussi du reste du monde.

Recul de la pauvreté et libre marché : un duo gagnant

Malgré la récente récession en Occident, la pauvreté absolue continue à reculer dans les pays en développement à croissance rapide. La sortie de la pauvreté qui était autrefois l’apanage des pays occidentaux est désormais à la portée du reste du monde. Selon un communiqué publié récemment par la Banque mondiale, « moins de 10% de la population mondiale seulement vivra dans la pauvreté extrême d'ici la fin de 2015 ».

Pas de décollage africain sans État de droit

Après avoir été qualifiée de continent perdu, l'Afrique a eu une bonne presse ces derniers temps. Certes, les revenus sont en hausse et donc le niveau de vie est en amélioration. Mais, le continent peut-il avancer sur la voie de la prospérité? D’évidence, cela dépendra en grande partie de l'évolution des institutions africaines. La croissance à long terme nécessite le bon fonctionnement de l’état de droit qui assure, de manière rapide et fiable, la sécurité des personnes et de leurs biens. Malheureusement, l'Afrique a encore un problème avec l’État de droit.

Le Zimbabwe va-t-il voter pour de la vraie croissance ?

Mercredi les Zimbabwéens se rendaient aux urnes pour élire leur nouveau président. Le président Robert Mugabe et le Premier ministre Morgan Tsvangirai se retrouvaient face à face pour la troisième fois. Leurs partis politiques respectifs, la ZANU-PF et le Mouvement pour le changement démocratique, luttent pour le contrôle du Parlement du pays.

Faudrait-il brûler le rapport Doing Business ?

La crise économique qui a débuté en 2008 a érodé la confiance du public dans la notion de libre marché – et de manière injustifiée, dans l’esprit de beaucoup. Aux USA elle a déporté la politique sur la voie de l’accroissement de la réglementation financière et du « bricolage interventionniste » dans l’économie. Cela contraste avec de nombreux pays en développement d’Afrique, le libre marché a connu une sorte de renaissance