La fin du "printemps" arabe ?

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La fin du "printemps" arabe ?

Alors que la révolution tunisienne pourrait bien se diriger vers un régime de Terreur et que le printemps arabe prend décidément une tournure hivernale, nous vous proposons de rappeler quelques idées force pour mieux saisir l’évolution des évènements, et ce, à travers divers articles publiés sur LibreAfrique.org. L’idée majeure est que démocratie et liberté, contrairement à une opinion répandue, ne riment peut-être pas toujours bien ensemble. La focalisation excessive sur la « démocratie » par les médias et les commentateurs, mais aussi les manifestants, a trahi un mirage, car la tyrannie d’une majorité ne vaut pas mieux que la tyrannie d’une minorité. C’est d'ailleurs tout le message de grands penseurs libéraux tels Benjamin Constant ou Friedrich Hayek.

Quelle démocratie après le printemps arabe ?

Par ailleurs, le fait que ces révolutions sont nées en réalité d’une réaction à un « apartheid économique » a également été trop occulté par les observateurs :

Tunisie, une révolution sociale pour la liberté d’entreprendre

Tunisie : la révolution à refaire

Egypte : le cercle vicieux de la répression économique et politique

Malheureusement, sans résoudre les problèmes de liberté économique entrainant l’exclusion et la misère sociale, on allait faire le lit de mouvements extrémistes fournissant des services de redistribution aux pauvres à des fins de stratégie politique dans un contexte désormais démocratique. Ces mouvements ont pu gagner du terrain du fait de la faiblesse de la société civile de ces pays, elle même expliquée par le faible degré de liberté économique permettant justement à la société civile « marchande » (les entreprises) et « non-marchande » (clubs, associations…) d’émerger.

Démocratie arabe : des fondations fragiles

Islamistes au Maroc : Pourquoi un tel succès ?

La montée de l’islamisme « dur » représente une réelle menace non seulement pour la démocratie, mais pour la liberté et la prospérité de ces peuples. Pourtant, l’exemple iranien devrait être médité par les « majorités » :

Egypte : ne pas suivre l’exemple iranien

Un an après leur accession au pouvoir, les Frères musulmans ont d'ailleurs échoué en Égypte précisément parce qu'ils ne se sont pas attaqué aux problèmes de liberté économique :

Égypte : pas de démocratie sans liberté économique

Le printemps arabe a besoin de réformes économiques

Le legs des Frères musulmans : contrôles, pénuries et inflation

Aux sources de la crise égyptienne

Égypte : Morsi face à la rue

Le monde arabe a besoin de réformateurs crédibles
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