Derniers billets

Suppression des subventions au Maroc: halte aux mensonges !

Ces derniers jours on ne parle que de la volonté du gouvernement El Othmani de poursuivre la décompensation du gaz butane, du sucre et de la farine. Face à la polémique, le gouvernement temporise en annonçant que ce n’est pas encore à l’ordre du jour, même si M. El Othmani l’avait bien annoncé lors de la présentation de son programme gouvernemental devant les parlementaires. Peu importe, ce qui est sûr c’est que la décompensation est inéluctable et que c’est un faux débat que de chipoter sur son calendrier. L’enjeu est ailleurs : va-t-on enfin réformer la caisse de compensation ?

Somalie : pourquoi la réconciliation nationale est-elle en panne ?

Après l'effondrement de l'Etat en 1991, la Somalie est entrée dans une nouvelle ère de sa longue histoire. Cette période a exposé la vulnérabilité de l'Etat postcolonial et la persistance de la culture locale basée sur le clanisme et l'islam. La guerre civile qui s'en est suivie, entre factions armées, a dévasté le pays. Depuis lors, le discours de réconciliation a été mis en avant comme un jargon sans substance. Le conflit en Somalie a été présenté comme un conflit de clans et tous les efforts de paix et de réconciliation, ont donc tourné autour de ces diagnostics simplistes. Sur cette base, diverses conférences de rapprochement ont été entreprises depuis 1991.

L’Afrique du Sud : Un étrange « quasi-État de droit »

La « quasi-loi » est devenue la norme en Afrique du Sud, le Parlement agissant plus par délégation de pouvoir qu’en tant qu’organe législatif qu'il est censé être. Les « quasi-lois » sont décrites par les professeurs américains Bruce Frohnen et George Carey dans leur livre « Moralité constitutionnelle et l’émergence de la quasi-loi », comme étant des mesures qui ont force de loi, sans en avoir les caractéristiques.

Les banquiers marocains courtisent les petites entreprises

Représentant plus de 95% du tissu économique national marocain, les TPME (toute petite, petite, et moyenne entreprises) demeure le maillon faible de l’économie marocaine. Marginalisées et délaissées par les pouvoirs publics et le secteur bancaire dans les stratégies mises en place ces dernières années, les TPME sont aujourd’hui dans la ligne de mire des banques marocaines, qui leur promettent un meilleur accès au financement ainsi qu’un accompagnement convenable.

Quand l’excès de lois nourrit la corruption

Tacite, célèbre historien et sénateur romain du Ier siècle après JC, avait averti: «Plus l'État est corrompu, plus les lois sont nombreuses». C'était une équation, d'un genre inhabituel, non pas basée sur un modèle mathématique ou scientifique, mais fondée sur une observation du comportement social ; ce que les études académiques postérieures ont décrit comme la science comportementale connue pour son inexactitude. La sagesse de Tacite a cependant résisté à l'épreuve des millénaires.