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Maroc : le fiasco de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain.

L’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) fêtera son 13ème anniversaire en mai prochain dans un climat de discordance entre un discours officiel profondément élogieux; et une vision plus réaliste qui pointe du doigt des carences en matière de gestion et des résultats insuffisants. Quel discours faut-il croire ?

Cameroun : le développement rural pris en otage

En vue d’être éligible à l’initiative de désendettement Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), le gouvernement camerounais avait dû accepter, dans les années 2000, de basculer dans l’approche projet/programme. Il s’agissait, dans l’idéal, de la démarche consistant en l’identification d’un problème local et en la proposition d’une solution à travers un mécanisme de planification et de programmation des activités. Près de 15 ans après, le monde rural continue de se paupériser. Comment sortir d’une telle impasse?

Crise politique au Togo : Comment sortir du labyrinthe ?

Au Togo, après 8 mois de crise sociopolitique, le pouvoir et l’opposition se sont accordés pour la première fois en février dernier afin d’entamer des pourparlers sous la houlette d’un facilitateur, le Président ghanéen Nana Akufo-Addo. Alors qu’une feuille de route pour le déroulement du dialogue a été adoptée le 18 février, laissant entrevoir une sortie de crise, tout est de nouveau dans l’impasse comme lors des précédentes crises. Comment en est-on arrivé là et pourquoi les précédentes solutions ont-elles échoué? Quelles solutions pour sortir de la crise au Togo et éviter un éternel recommencement ?

Sénat en Côte d’Ivoire : institution ou outil politique ?

L’une des réformes apportée par la Constitution du 08 novembre 2016 est la création d’un Sénat. Le Parlement de Côte d’Ivoire devient donc bicaméral. Aux termes de l’article 87 de la Constitution, le Sénat a pour mission de représenter les collectivités territoriales et les Ivoiriens de l’extérieur. La raison d’être de cette institution est légitime, néanmoins, il importe de s'interroger sur  les motivations sous-jacentes de sa mise en place de manière aussi empressée au prix d'entorse à la norme fondamentale.

Révision de la constitution au Burundi : la démocratie vole en éclats

Le gouvernement burundais a adopté fin octobre 2017, dans des circonstances peu crédibles, un projet de révision de la Constitution qui devrait être soumis à référendum d’ici mai 2018. Un projet antidémocratique marqué par un refus de l’alternance au pouvoir, une absence de l’opposition (dont les leaders sont presque tous en exil) et un « enrôlement forcé » des électeurs. Un tel projet ne risque-t-il pas d’engendrer un effet boomerang dommageable au pays ?