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Algérie : La crise sociale enlisée dans le déni des autorités

Au lendemain des protestations populaires qui ont émaillé la rue en début du mois de janvier 2017 à Bejaïa et à Bouira (à 230 km à l’est d’Alger), les dirigeants algériens ont réagi en criant à «la main étrangère». Une réaction qui montre que le pouvoir ne se remet jamais en cause et s’entête à contourner l’amère réalité de la dégradation de la situation socioéconomique. Mais, pourquoi le pouvoir algérien se complait-il autant dans le déni ?

Guerre contre la burqa au Maroc : un coup d’épée dans l’eau?

Dans une circulaire adressée aux fabricants et vendeurs de la burqa, le ministère de l’Intérieur marocain prohibe à compter du 09/01/2017 la confection et la commercialisation dudit vêtement. Sans motiver cette décision, ni en préciser la portée temporelle, cette dernière viendrait s’insérer selon toute vraisemblance au dispositif de lutte anti-terroriste, entendu l’ampleur de la menace qui pèse sur le royaume. Cette mesure est-elle appropriée ou au contraire abusive, voire contreproductive ?

Comment sauver le système de retraite de la Côte d’Ivoire ?

A l’instar de plusieurs pays, les caisses de retraites de Côte d’Ivoire rencontrent beaucoup de difficultés qui ont amené le gouvernement à entreprendre en 2012 une réforme pour rétablir l’équilibre. Cette réforme peut se résumer en un rallongement del’âge de départ à la retraite (de 55 à 60 ans pour les personnels civils de la catégorie D à A3et de 60 à 65 ans pour les personnels civils des grades A4 à A7) ; une hausse de la cotisation (de 18% à 25% du traitement brut indiciaire) ; et une réduction de la pension (de 2% à 1,75%), avec une nouvelle base de calcul des pensions prenant en compte les 15 meilleures années au lieu des 10 ans dans l’ancien système.

Bénin : Les déguerpis des espaces publics sombrent dans l’oubli

A l’instar de plusieurs pays africains, le Bénin a lancé une opération de déguerpissement qui est rentrée dans sa phase active depuis le 4 janvier. Ces opérations sont justifiées, par le pouvoir central, au nom de la récupération du domaine public, de l'aménagement urbain et surtout la lutte contre l'informel. Si les objectifs de cette opération peuvent sembler justifiés, au vu de l’anarchie qui règne, il faudrait comprendre comment en est-on arrive ?

Déficit commercial au Maroc : mauvaise nouvelle ?

Après avoir amorcé un allégement en 2014 et 2015, le déficit de la balance commerciale renoue avec la hausse puisque, selon les derniers chiffres de l’office de change, il s’est creusé de 25,3 MMDH, s’établissant ainsi à 166 MMDH fin novembre 2016. Le taux de couverture des importations par les exportations a ainsi dégringolé en passant de 58,7% à 55%. Faut-il s’en inquiéter ?