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Afrique du Sud : réguler Airbnb au détriment du client !

L’office de tourisme en Afrique du Sud (Tourism Business Council of SA, TBCSA) a appelé le gouvernement à réglementer les Airbnb opérant sur le territoire national. Selon le TBCSA, Airbnb menacerait la survie des fournisseurs de services d'hébergement classiques, tels que les hôtels, ce qui pourrait entrainer des pertes d'emplois. Au lieu de se remettre en cause et d’examiner les faiblesses des opérateurs classiques, le TBCSA a préféré se tourner vers le gouvernement pour qu’il use de son pouvoir de coercition en vue de restreindre la concurrence.

 

Lever les entraves à la libre circulation intra-africaine

Le projet d'intégration africaine a franchi plusieurs étapes majeures en 2018. L’une d’elles était l’adoption par l’Union africaine (UA) d’un protocole sur la libre circulation des personnes. La libre circulation des personnes entre les pays africains pourrait incontestablement booster la croissance. Une plus grande liberté de mouvement encouragerait le commerce, le tourisme et les investissements entre les pays africains ; permettrait aux étudiants d’étudier dans d’autres pays africains. L’ouverture du marché de l’emploi multiplierait les possibilités.

L'Afrique n'a pas de racines communistes !

L’absence d’idéologies claires dans les sociétés africaines traditionnelles a amené plusieurs historiens à penser que l’Afrique précoloniale n’avait pas vraiment de modèle régissant les comportements, à l’exception de quelques pratiques ancestrales. Des historiens tels que George Dalton[1] ont souligné l’incapacité des écrivains occidentaux à établir des parallèles clairs entre les systèmes économiques des sociétés africaines traditionnelles et les grandes théories développées à l’Ouest.

Doit-on obéir à une loi injuste ?

La loi est censée remplir principalement deux fonctions importantes dans la société: la protection des personnes et des biens, et la prévention des conflits. Lorsque la loi dépasse ces fonctions, elle devient une source de conflit, comme nous l'avons vu à travers l'histoire, en particulier dans l'histoire sud-africaine contemporaine. Aujourd’hui, la loi est instrumentalisée au service de nombreuses causes extra-légales: comme par exemple maintenir à tout prix des entreprises publiques défaillantes telles que la South African Broadcasting Corporation (Société nationale de radiodiffusion et télévision, SABC). Toutes ces déviations compromettent l’État de droit.

L’Afrique du Sud sur le mauvais chemin ?

Depuis la fin de l'apartheid au milieu des années 90, l'Afrique du Sud a été saluée comme un champion de la lutte pour la justice et l'égalité. Dans l’Index 2018de liberté économique de la Heritage Foundation, l’Afrique du Sud a été classée «modérément libre». Son score de liberté a augmenté de 0,7 point en raison d’améliorations importantes de la liberté d’investissement et de l’efficacité judiciaire. Cependant, cette image pourrait changer. Depuis son accession au pouvoir, le président Cyril Ramaphosa a réagi aux pressions économiques dans son pays en se joignant à l'extrême gauche pour réclamer l'expropriation sans compensation des terres des fermiers blancs.