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Ethiopie : l’embellie économique est-elle viable?

Cette semaine, la Banque mondiale a déclaré que l'Éthiopie serait l'économie la plus dynamique en Afrique pour l'année 2017. Un qualificatif dû à sa croissance économique régulière de 10,8% depuis 2005, et qui a atteint 6,5% en 2016 (l'une des plus élevées au monde). Mais, en dépit des progrès louables de l’Ethiopie, des taux d'imposition élevés et un monopole persistant de l'État dans des secteurs clés pourraient compromettre sa capacité à soutenir cet élan économique à long terme.

Les subventions agricoles ont affamé le Kenya

Les caprices du ciel enflamment les prix des denrées alimentaires. Ceci, conjugué à l’approche de l’échéance électorale offre aux Kenyans l'opportunité d'avoir un important débat national qui a été ignoré pendant longtemps, à savoir le rôle de l’Etat dans l'économie.

Afrique du Sud : en finir avec les entreprises publiques budgétivores !

Selon la tendance mondiale, les pays riches ont de larges gouvernements. L'Afrique du Sud a un gouvernement de trop grande taille qui ne cesse de croitre. Selon la tendance internationale plus un pays est pauvre plus il a d'entreprises publiques, et plus les investissements publics représentent une part plus importante de l’investissement national. L'Afrique du Sud a plus d'entreprises étatiques et d'investissements publics que la moyenne par rapport à son niveau développement.

Rwanda : Faut-il sacrifier la liberté pour sauver la croissance ?

Depuis 2000, Paul Kagamé tient le pouvoir d'une main de fer. Fort de son leadership éclairé et de son bilan économique reluisant (7% de croissance au cours des 3 dernières années), l’homme fort du Rwanda, entend briguer un nouveau mandat, ce qui lui permettra, potentiellement, de rester au pouvoir jusqu'en 2034. L’intention de Kagamé de se représenter est soutenue par des partisans qui sont prêts à renoncer à l’alternance démocratique en échange de la croissance. Ce contrat social - croissance en échange de liberté - est-il viable ?

Togo : Deal nocif entre gouvernement et banques

Ces dernières années, le déficit budgétaire du Togo ne cesse de se creuser. Pour financer ce déficit, l’Etat togolais a recours à l’emprunt bancaire. La preuve en est que les concours des banques Togolaises à l’Etat Togolais ne cessent d’augmenter. Ils sont passés de 237,8 milliards de FCFA à fin décembre 2015 à 283,9 milliards de FCFA à fin septembre 2016. Le financement du déficit budgétaire par les banques contribue à accroitre leur surexposition aux risques souverains et aux créances douteuses. Alors comment juguler un tel risque?