Société Civile

La société civile africaine : formidable vecteur de développement

Le problème de la fragmentation a souvent pénalisé l'Afrique, séparant une tribu d’une autre, un pays d’un autre, le secteur privé du secteur public, ceux qui détiennent le pouvoir politique de ceux qui sont dans l'opposition. Dans de tels cas, le fait d'être différent est souvent considéré comme un fardeau ou une menace, une source de peur et de suspicion. Mais il y a une autre façon d’appréhender nos différences : voir la diversité non pas comme un fardeau, mais comme une bénédiction, non pas comme une menace, mais comme une opportunité.

Tunisie : usage sain ou détourné de l’état d’urgence ?

« Si des attentats similaires à ceux de Sousse ou du Bardo venaient à être perpétrés, l'État disparaîtrait. » C’est en ces termes que le Président tunisien Béji Caïd Essebsi, déclara mordicus l’état d’urgence, le 4 juillet 2015, huit jours après l’attaque terroriste de Sousse, et qui constitue de loin l’attentat le plus meurtrier de l’histoire contemporaine de la Tunisie, avec un bilan de 39 morts et 38 blessés. Décrété donc suite à la menace terroriste, l’état d’urgence serait-elle une décision sage ou au contraire inopportune ?

Société civile africaine : cheval de Troie des forces impérialistes ?

Dans le livre de Valérie Lecasble et Airy Routier, Forages en eau profonde, publié chez Grasset en 1998, Loïk Le Floch-Prigent, ancien PDG d’Elf, explique à la page 119 que la guerre du pétrole en Afrique se gagne « avec de l'argent liquide à la clef ». Au rang des bénéficiaires, figurent bien certains activistes de la société civile qui sont sensés défendre les intérêts locaux. Ainsi, en décembre 2014, les autorités kényanes ont décidé de la fermeture d’environ 500 ONGs, parmi lesquelles 15 associations accusées de financer le terrorisme.