sécurité alimentaire

Autosuffisance alimentaire en Afrique : 2 erreurs à éviter

70% des Africains travaillent dans l’agriculture mais près du quart de la population du continent demeure sous-alimentée. Et chaque fois que ce constat est fait, les appels à l’autosuffisance refont surface. En effet, après avoir été abandonné, suite à l’échec du plan de Lagos dans les années 80, le concept de l’autosuffisance, impliquant la satisfaction des besoins alimentaires des populations par la production locale, est remis au goût du jour. Si la réduction de la dépendance alimentaire des pays africains est légitime, deux erreurs sont à éviter.

Construire la résilience pour la sécurité alimentaire

Le concept de résilience n'est pas simple. Il s'agit de la capacité à rebondir après un certain nombre de chocs : les inondations, la sécheresse, les conflits, l'instabilité des prix des denrées alimentaires, l'effondrement des institutions locales, et des pertes d'emplois. Les agriculteurs des pays développés peuvent investir dans leurs entreprises, car en cas de catastrophe, ils ont une base d'actifs, une assurance, des services financiers et des filets de sécurité sociaux. Mais les petits agriculteurs des pays en développement ne le font pas souvent.