Pouvoir

Crise politique en RDC : Comment Kabila arrive à tenir.

La crise politique relative à l’organisation très prochaine des élections dans le délai constitutionnel, que vit la RDC actuellement, est la résultante du non-respect des lois et accords signés entre les acteurs politiques. En effet, il y a de cela quelques mois, un accord dit de la Saint-Sylvestre conclu entre le pouvoir et l’opposition le 31 décembre 2016, sous l’égide de l’Église catholique, devait permettre l’organisation de ces élections et éviter de nouvelles violences. Le président Kabila qui n’a plus le droit de se représenter foule allègrement du pied cet accord et multiplie des manœuvres dilatoires afin de se maintenir au pouvoir. Mais,  comment Kabila a-t-il réussi à s’accrocher au pouvoir?

Gambie : la prime à la dictature, un mal nécessaire ?

En janvier dernier, Yahya Jammeh, le Président autocratique qui a régné en maître absolu sur la Gambie pendant 22 ans, a fini par concéder le pouvoir après 6 semaines d’incertitudes, de volte-face, de bras de fer, de pression militaire et de pourparlers. Sans heurt, la Gambie a réussi une transition démocratique historique après plus de deux décennies de dictature épouvantable, mais à quel prix ?

Sénégal : Quand alternance politique rime avec continuité

Malgré le fameux discours de la Baule qui a consacré le multipartisme en Afrique francophone, la gestion du pouvoir, dans la pratique, se révèle être toujours l’affaire d’une poignée de personne et de leur appareil politique. Sur le contient, en dehors de quelques pays tels que la Guinée et le Niger,  les « oppositions historiques » ont peu de chances de se faire élire à la magistrature suprême. En revanche, une nouvelle génération d’opposants incarnée par des hommes et des femmes issus des arcanes du pouvoir, se montre électoralement plus redoutable.

Succession présidentielle en Algérie : le peuple bâillonné ?

L’Algérie va de mal en pis. Le pouvoir en place qui a, littéralement dilapidé l’embellie financière du pétrole, au lieu de sortir le pays de son marasme socioéconomique, ne veut pas lâcher prise. Voyant l’état de santé du Président de la République s’affaiblir de jour en jour, il s’obstine à chercher un successeur pour l’imposer. Le citoyen aura-t-il son mot à dire ?

RDC : Kabila tente désespérément de s'accrocher au pouvoir

Arrivé à la tête de la RDC en janvier 2001, Joseph Kabila doit en principe céder son fauteuil en décembre 2016. Après avoir été élu en 2006 et réélu en 2011, il ne peut briguer un troisième mandat et doit donc organiser les élections pour passer le flambeau. Pourtant, à quelques mois de l’échéance électorale, le pays est loin d’être prêt à aller aux urnes. La classe politique s’interroge donc sur le sort de Joseph Kabila en cas de non tenue des élections dans le délai constitutionnel. Invitée par des parlementaires de la majorité à se prononcer sur la question, la Cour constitutionnelle  par un arrêt du 11 mai 2016 a autorisé le président Joseph Kabila à rester en fonction jusqu’à l’installation d’un nouveau président. Diversement accueillie, cette décision divise tant la classe politique que la société civile. Cet arrêt de la Cour Constitutionnelle est-il en phase avec la Constitution ? Autrement, que cache-t-il ?