Justice

La CPI, une Cour raciste ?

Le statut de Rome, texte fondateur de la Cour Pénale Internationale, a suscité lors de sa ratification de nombreux espoirs au sein des populations africaines qui, une décennie plus tard, vont complètement déchanter. La nomination du Procureur Bensouda censée apaiser les gouvernements africains n’a pas eu les effets escomptés. Preuve que la couleur de peau n’était pas à l’origine du problème. Ainsi, les accusations ne manquent pas, notamment celles de justice de vainqueurs. Le président zimbabwéen, Robert Mugabé, roi des déclarations fracassantes, a ainsi annoncé récemment la sortie des Etats africains de l’Assemblée des Etats parties au statut de Rome. Pourquoi en est-on arrivé  ? Ces accusations sont-elles fondées ?

Les défis de la création d’une Cour africaine de justice et des droits de l’homme

Dans un sommet historique, début 2015, les ministres des pays membres de l'Union Africaine (UA) manifestaient solennellement leur désir de créer une Cour africaine de justice et des droits de l'homme (Cour africaine de justice). Cette annonce intervient suite à plusieurs contestations à l'égard du rôle biaisé joué par la Cour pénale internationale (CPI), particulièrement lors des jugements des dirigeants africains.

Procès des « Pro-Gbagbo » : un couteau à double tranchant pour la justice ivoirienne

Le 22 octobre dernier, avait été annoncé l’ouverture devant la Cour d’Assises du Tribunal d’Abidjan, le procès de 83 proches de Laurent Gbagbo dont l’ex première dame (Simone Ehivet Gbagbo), pour leur responsabilité présumée dans la crise postélectorale qui a fait plus de 3000 morts. La session a été finalement reportée à une date ultérieure. À l’heure les indicateurs ainsi que les observateurs internationaux annoncent une nette amélioration du système juridique ivoirien nonobstant plusieurs insuffisances, quel pourrait être l’impact de ce procès sur l’image que reflète la justice ivoirienne ?

Zimbabwe : Les humanitaires courageux ont besoin de protection

Robert Mugabe du Zimbabwe est un autoritaire corrompu. L'Organisation des Nations Unies est une organisation inefficace et dépensière qui tolère les autoritaires corrompus. Toutefois, tout le monde aux Nations Unies n’est pas corrompu. Un héros nommé Georges Tadonki, un Camerounais qui, pendant un certain temps dirigeait le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires au Zimbabwe (OCHA). Les autres sont trois juges dans un tribunal des contentieux aux Nations Unies qui, l'an dernier, ont jugé Tadonki lors d’un procès contre l'organisation internationale.

Politique et justice

Les enquêtes relatives à certaines victimes individuelles ou collectives de violences à caractère politique n’aboutissent presque jamais à la manifestation de la vérité, encore moins à des poursuites pénales. En Côte d’Ivoire, par exemple, l’affaire Kragbe Gnabge, l’assassinat de l’étudiant Thierry Zebie, le viol des étudiantes de la cité universitaire d’Abobo, le coup d’Etat de 1999, le charnier de Yopougon, la guerre de 2002, les assassinats de nombreux citoyens, peu avant, pendant et après cette période, la tuerie des femmes d’Abobo, la bousculade mortelle du stade Houphouët-Boigny, l’accident du bus de la Sotra en 2011, la tuerie des réfugiés du camp de Nahibly, etc. ne sont que quelques exemples de l’incapacité d’une nation à faire la lumière sur certaines grandes tragédies. Ces exemples qui illustrent notre propos existent partout en Afrique. Que dire alors de la justice ordinaire concernant le citoyen lambda ?