Gouvernance

Quand les parlementaires fragilisent la démocratie

Saviez-vous que lorsque vous conduisez à 140 km/h dans une zone où la vitesse est limitée à 120 km/h, vous n’êtes pas en train « d'enfreindre la loi », du moins pas directement? Il en va de même lorsque vous garez votre voiture sur le trottoir de manière illégale ou lorsque vous vendez ou sous-louez votre maison RDP (programme de reconstruction et de développement) sans autorisation. Comment est-ce possible?

Kenya : Le secret de la fin des crises électorales.

Le Kenya s’est malheureusement inscrit dans la spirale de crises électorales. La présidentielle, du 8 août 2017, invalidée par la Cour Suprême, alors que la commission électorale avait déclaré le Président sortant Urhuru Kenyata vainqueur, n’a pas échappé à cette spirale. Son invalidation a conforté l’opposant Raila Odinga dans sa revendication de la réforme de la Commission Electorale. N’ayant pas obtenu gain de cause, il a boycotté le scrutin du 26 octobre.  Cela a conduit inéluctablement à la réélection d’Urhuru Kenyata plongeant de nouveau le Kenya dans une crise. 

Les incitations : socle de la performance !

Le désordre que représente South African Airlines (SAA) est largement connu aujourd'hui. Ce que beaucoup ne savent pas, c'est que l'Université de Yale, en 1944, avait publié un petit livre qui exposait les raisons du désordre. S'il est vrai que le livre de Ludwig Mises, « Bureaucracy », ne mentionnait pas la SAA par son nom, il disséquait néanmoins les différences entre la «gestion à but lucratif» (guidée par le mécanisme des pertes et profits) et la «gestion bureaucratique (ou politique)».

Cameroun : Pourquoi 300 morts sur les routes chaque mois ?

Selon la Gendarmerie Nationale, environ 300 Camerounais meurent chaque mois sur les routes. Pour y faire face, le gouvernement multiplie la prise des mesures conservatoires comme la fermeture des agences de voyage impliquées. Par exemple en octobre 2017, le ministre des transports a suspendu Général Express et menacé de fermer 32 autres agences. Pour la nième fois, il essaie de résoudre le problème d’insécurité routière par la police administrative, mais toujours en mal. La situation semble s’empirer. Où réside la source du mal et que faut-il faire pour y remédier ?

Maroc : Peut-on vraiment parler de « séisme politique » ?

Après avoir reçu le 24 octobre dernier des mains du président de la Cour des comptes le rapport sur les failles de gestion du projet Hoceima Manarat Al Moutawassi (plan de développement provincialdoté d'un budget de 600 millions d'euros), un des déclencheurs des manifestations au nord du Maroc, le souverain a décidé de relever de leurs fonctions quatre ministres et 14 autres hauts responsables, tandis que cinq anciens ministres de l’ancien gouvernement ne verront plus aucune responsabilité officielle leur être confiée à l'avenir. Ces derniers limogeages sont-ils la réponse idoine à la crise d'irresponsabilité au Maroc? Pas vraiment !