Fiscalité

Réduire le chômage grâce à l’impôt unique

Face à la baisse des revenus, à l'endettement croissant et à une conjoncture économique défavorable, le gouvernement pourrait être tenté d'augmenter les impôts, en particulier ceux des citoyens les plus riches d'Afrique du Sud. Pourtant, la priorité serait de réduire les dépenses de l’Etat alors que l'augmentation des taxes devrait être évitée à tout prix.

Les impôts ennemis des plus pauvres !

L'impôt fait partie de l'histoire de l’humanité depuis des millénaires. Il y a des traces qui remontent jusqu’aux fermiers de l'Egypte ancienne abandonnant une partie de leurs récoltes et des paysans devant offrir une partie de leur travail librement au pharaon. Au cours des siècles suivants, la fiscalité est devenue monnaie courante dans les sociétés mondiales, mais, au fil du temps, les dirigeants ont appris qu'il y avait des limites à la volonté des gens de s'y conformer.

Cameroun : une loi de finances spoliatrice ?

Le projet de loi des finances (PLF 2018) duCameroun prévoit une enveloppe budgétaire de 4513,5 milliards de FCFA, en hausse de 139,7 milliards par rapport à 2017. Pour y parvenir, tout en réduisant la dépendance aux revenus pétroliers et le déficit à 2,3% du PIB conformément aux recommandations du mécanisme de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) du FMI, l’élargissement de l’assiette fiscale a été retenu. Sauf qu’au lieu d’introduire des mesures incitatives pour attirer plus d’investissements, le gouvernement semble avoir opté pour le dépouillement du peu de contribuables existants.

Sénégal : Quelles alternatives aux exonérations fiscales?

Dans son rapport de la première revue du programme appliqué dans le cadre de l’Instrument de Soutien à la Politique Économique (ISPE) en faveur du Sénégal, le FMI a recommandé la suppression des niches fiscales. Une recommandation qui ne semble pas au goût du gouvernement sénégalais.

Maroc : quid des niches fiscales ?

Lors de sa récente évaluation de la fiscalité marocaine, le FMI reconnaît l’inefficacité des dépenses fiscales. Comprenez ce système de dérogations sous forme d’exonérations, d’abattements et de taux préférentiels accordés par l’Etat pour soutenir certaines classes sociales, des secteurs d’activités en difficultés ou encourager certains investissements. Le constat du FMI vient relancer le débat entre ceux défendant le maintien de ces dérogations car ce sont finalement des aides remplissant des objectifs socioéconomiques, et ceux qui accusent ces niches d’être parmi les sources d’iniquité, d’instabilité et d’inefficacité du système fiscal marocain. Alors, comment concilier ces deux vues diamétralement opposées ?