Fiscalité

Cameroun : une loi de finances spoliatrice ?

Le projet de loi des finances (PLF 2018) duCameroun prévoit une enveloppe budgétaire de 4513,5 milliards de FCFA, en hausse de 139,7 milliards par rapport à 2017. Pour y parvenir, tout en réduisant la dépendance aux revenus pétroliers et le déficit à 2,3% du PIB conformément aux recommandations du mécanisme de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) du FMI, l’élargissement de l’assiette fiscale a été retenu. Sauf qu’au lieu d’introduire des mesures incitatives pour attirer plus d’investissements, le gouvernement semble avoir opté pour le dépouillement du peu de contribuables existants.

Sénégal : Quelles alternatives aux exonérations fiscales?

Dans son rapport de la première revue du programme appliqué dans le cadre de l’Instrument de Soutien à la Politique Économique (ISPE) en faveur du Sénégal, le FMI a recommandé la suppression des niches fiscales. Une recommandation qui ne semble pas au goût du gouvernement sénégalais.

Maroc : quid des niches fiscales ?

Lors de sa récente évaluation de la fiscalité marocaine, le FMI reconnaît l’inefficacité des dépenses fiscales. Comprenez ce système de dérogations sous forme d’exonérations, d’abattements et de taux préférentiels accordés par l’Etat pour soutenir certaines classes sociales, des secteurs d’activités en difficultés ou encourager certains investissements. Le constat du FMI vient relancer le débat entre ceux défendant le maintien de ces dérogations car ce sont finalement des aides remplissant des objectifs socioéconomiques, et ceux qui accusent ces niches d’être parmi les sources d’iniquité, d’instabilité et d’inefficacité du système fiscal marocain. Alors, comment concilier ces deux vues diamétralement opposées ?

Guinée-Conakry : Trop d’impôts tueront-ils l’impôt?

En vue de renflouer les caisses de l’Etat suite aux pertes de recettes engendrées par la crise d’Ebola qui a frappé le pays et son économie en 2013 et 2014, le gouvernement guinéen prend depuis 2015 des mesures visant l’augmentation des impôts. Pourtant, ne dit-on pas que «trop d'impôts tuent l'impôt». Qu’en est-il ?

Maroc : il est temps de passer à l’impôt unique (flat tax)

En dépit des avancées résultant des réformes de sa fiscalité fin des années 80, le système fiscal au Maroc demeure caractérisé par sa lourdeur, son opacité, et son injustice. Les ajustements ultérieurs, opérés souvent à l’occasion des lois de finances, étaient conjoncturels et n’ont visiblement servi qu’à amplifier l’aléa fiscal et l’incertitude encourageant la fraude et l’évasion. Cela signifie une seule chose : il est temps de changer de paradigme pour une réforme aboutie de la fiscalité au Maroc. Mais vers quel système devrait-on converger?