Droits de l'homme

Cameroun : les aides américaines encouragent à la torture

Une récente vidéo[1] , montrant l'armée camerounaise exécutant deux femmes et deux enfants par balle à la tête, a choqué de nombreux Américains, dont la plupart ignorent certainement que depuis 2002, les Etats-Unis ont entraîné près de 6 400 soldats camerounais, ont vendu 6 millions de dollars d'armes américaines au Cameroun, et ont offert à son armée une aide à la sécurité d’un montant de 234 millions de dollars.

La torture sous les yeux des Américains

Cour Africaine des Droits de l’Homme: une coquille vide

Née en 1998 avec la signature du Protocole additionnel à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples est opérationnelle depuis 2006. Sa mission principale est de protéger les droits de l’homme sur le continent. Mais après plus d’une dizaine années d’activité, force est de constater qu’elle est loin du compte. L’actualité des pays africains demeure marquée par l’abondance des violations des droits de l’homme. Quelles sont alors les raisons de l’inefficacité de cette Cour ?

Cameroun : Quand les forces de l’ordre créent du désordre !

Au Cameroun, les forces de l’ordre sont accusées de «troubler l’ordre public préétabli». Elles feraient un usage «excessif» de la force. Or, le pays dispose d’une Ecole Internationale des Forces de Sécurité (Eiforces) et d’un Centre de Perfectionnement aux Techniques de Maintien de l’Ordre (CPTMO). Même si le Cameroun exporte ces formations techniques dans une trentaine de pays africains, des dérives internes persistent. Depuis une dizaine d’années et dans un contexte grandissant de conflits politiques, d’attaques terroristes et d’insécurité, les opérations de maintien de l’ordre sont au cœur des polémiques récurrentes de violations des droits humains.

Esclavage en Mauritanie : comment affronter le déni ?

Sous l’œil observateur mais indifférent de la communauté internationale, la pratique de l’esclavage se perpétue en Mauritanie, qui est estimée encore aujourd’hui à quelques 600.000 esclaves, soit 18% de la population. Le ciblage impitoyable des militants d’ONG anti-esclavagistes, met en relief l’hypocrisie du régime en place, cherchant manifestement à faire perdurer le statu quo. Pourquoi la situation des esclaves en Mauritanie peine-t-elle à évoluer ?

Les « petites bonnes » au Maroc : nouveau visage de l’esclavagisme

Selon le « collectif pour l’éradication du travail des petites bonnes », entre 60 000 et 80 000 fillettes de 8 à 15 ans sont exploitées comme domestiques au Maroc. Une forme de traite humaine perdurant dans ce pays demeuré très inégalitaire, et qui touche la majorité des pauvres. Comment en est-on arrivés  ? Et comment s’en sortir ?