Dictature

Afrique : Comment les dictateurs endorment leurs peuples

Les dictateurs africains ne sont pas à court d’ingéniosité pour développer le culte de leur personne. Le dernier en date est le président burundais Pierre Nkurunziza qui a été élevé au rang de « Guide suprême éternel ». Ce faisant, il s’inscrit dans la tradition d’un certain nombre de dictateurs comme Jean-Bedel Bokassa, Muammar Kadhafi, ou Mobutu qui ont été également féconds en matière d’initiatives et stratagèmes pour prendre l’ascendant sur le peuple et se maintenir au pouvoir. Si la responsabilité des dictateurs est manifeste, celle des peuples, « adhérant » à leurs stratagèmes, n’est pas à éluder. Comment alors, les dictateurs africains manipulent-ils leurs peuples ? 

Bokassa ou la folie du pouvoir absolu

A peine quatre ans après son indépendance en 1960, la République centrafricaine (RCA) était en crise profonde. L'économie s’effondrait et la pauvreté se déchaînait. Dans un effort de réforme sans l'aide de ses maîtres coloniaux français, le président David Dacko s'est tourné vers Mao Zedong pour demander de l'aide. Mao l'a soutenu en échange de réformes communistes. Mais pendant les deux ans de l'expérience collectiviste, les choses ont empiré.

Mugabe : les raisons de la chute d’une légende

Leader charismatique de la ZANU devenu ZANU-PF (Zimbabwe African National Union – Patriotic Front),  parti qu’il a crée avec quelques amis nationalistes, Mugabe est considéré comme une légende dans son pays. Mis sous les verrous pendant 10 ans puis contraint à l’exil, il a fait des sacrifices énormes pour libérer le pays de l’occupation blanche en 1980. Mugabe s’est alors hissé au sommet du jeune Etat.  Fort de la reconnaissance que lui a offert le peuple zimbabwéen pour sa lutte, Mugabe a assis son pouvoir, durant 37 ans.