Contre-pouvoir

Absence de contre-pouvoirs en Afrique : un dictateur peut en cacher un autre…

L'histoire nous montre qu'il a toujours existé une lutte entre le pouvoir et le contre pouvoir. Les révolutionnaires les plus idéalistes et les plus nobles, une fois au pouvoir, deviennent des caricatures des dictateurs ou des dirigeants qu'ils ont renversés. La dictature de Fidel Castro, par exemple, n’a pas été beaucoup mieux que celle de Batista. Il en va de même pour la Chine maoïste.

Maroc : Quelle société civile ?

Conçue comme contre-pouvoir, force de proposition, acteur de changement, la société civile est l’interface entre l’Etat et les individus. Au Maroc, loin d’être organisée sans être récupérée, neutralisée ou réprimée, la « société civile » est loin de jouer son rôle en tant qu’acteur du changement politique. Comment expliquer une telle faille ? 

La critique du pouvoir est-elle possible en Afrique?

En Afrique, c’est bien connu, les hommes politiques ne supportent pas la critique. Mais ne sont-ils pas à l’image des sociétés africaines elles-mêmes dans lesquelles les us et coutumes, les croyances, les traditions, le système social, etc. font l’objet de la part du corps social d’un respect absolu et d’une obéissance aveugle ? De générations en générations, les valeurs et pratiques traditionnelles sont reproduites à l’identique. On ne va pas du Même à l’Autre, mais du Même au Même. Dans ce système, il est donc clair que les idées, les techniques, les pratiques, les valeurs, etc. n’évoluent pas, ne progressent pas.