Algérie

L’Algérie en roue libre ?

En dépit de ses richesses naturelles, l’Algérie connait des problèmes de développement et d’inégalités récurrents. C’est grâce à la redistribution des revenus des ressources des hydrocarbures aux populations que le pouvoir évite les soulèvements et maintient son "système", comme l'appellent les Algériens. En 2014, la chute du prix du baril de pétrole a amplifié la situation de détresse du pays. Fin 2017 le gouvernement a lancé une stratégie de la planche à billets afin de boucher les déficits, payer les fonctionnaires et continuer ses redistributions hypnotiques. Le gouvernement devrait surtout engager des réformes mais, la remontée des cours de l’or noir au printemps 2018, combinée à la planche à billets, semble lui avoir redonné une marge de manœuvre pour maintenir le statu quo… avant les élections d’avril 2019.

Algérie : Le danger de l’interdiction des importations

Le 23 janvier 2017, le gouvernement algérien a interdit l’importation des agrumes et des légumes frais pendant leur saison. Les banques ont été exhortées à suspendre immédiatement les domiciliations bancaires des opérations d’importation de ces produits agricoles quelle qu’en soit l’origine. Leur souhait étant de réduire la facture d’importation et de préserver la production locale. Vont-ils y arriver? Pas sûr !

Algérie : La crise sociale enlisée dans le déni des autorités

Au lendemain des protestations populaires qui ont émaillé la rue en début du mois de janvier 2017 à Bejaïa et à Bouira (à 230 km à l’est d’Alger), les dirigeants algériens ont réagi en criant à «la main étrangère». Une réaction qui montre que le pouvoir ne se remet jamais en cause et s’entête à contourner l’amère réalité de la dégradation de la situation socioéconomique. Mais, pourquoi le pouvoir algérien se complait-il autant dans le déni ?

Algérie : un besoin crucial de liberté économique

La chute des prix du pétrole et du gaz a porté un coup sévère à l’économie algérienne fragilisée par le manque de diversification de son économie. Pour diversifier, il y a besoin de liberté d’entreprendre et d’échanger. Si l’économie algérienne manque de diversification, c’est parce qu’elle manque de liberté économique.

Succession présidentielle en Algérie : le peuple bâillonné ?

L’Algérie va de mal en pis. Le pouvoir en place qui a, littéralement dilapidé l’embellie financière du pétrole, au lieu de sortir le pays de son marasme socioéconomique, ne veut pas lâcher prise. Voyant l’état de santé du Président de la République s’affaiblir de jour en jour, il s’obstine à chercher un successeur pour l’imposer. Le citoyen aura-t-il son mot à dire ?