Afrique Centrale

CEMAC : Les causes profondes de la fuite des capitaux

Face à d’énormes difficultés de trésorerie, dues à la baisse des cours mondiaux des matières premières, la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a décidé de relever de 50 points son principal taux directeur, passant de 2,45 à 2,95% afin de contribuer à freiner la fuite des capitaux. Pour rappel, selon le rapport 2015 de l’ONG Global Financial Integrity, l'Afrique subsaharienne est la région qui souffre le plus de la fuite des capitaux en pourcentage du PIB.

A quand l’intégration financière en Afrique centrale?

Les marchés financiers africains ont connu un essor remarquable depuis le début des années 1990. Selon un article, daté du 2 avril 2015 paru au quotidien Thisday Live, avant 1989, il y avait seulement huit marchés boursiers en Afrique dont trois en Afrique du Nord et cinq en Afrique sub-saharienne. Aujourd'hui, on compte plus de 22 bourses en Afrique. Parallèlement à l'expansion rapide des marchés boursiers sur le continent, il y a eu également une croissance significative de la capitalisation boursière et le nombre de sociétés cotées. À l'heure actuelle, plus de la moitié des 54 pays du continent ont créé des bourses des valeurs mobilières. Toutefois, la région d'Afrique centrale n'a pas bénéficié de cette évolution.