Zakri Blé Damonoko Anicet

Afrique : les Parlements abandonnent leur mission de contrôle

Dans toute démocratie digne de ce nom, le Parlement est censé contrôler l’exécution du budget de l’Etat via la loi de règlement. Celle-ci est l’une des trois types de lois de finances (initiale, rectificative) qui, àla fin de chaque exercice, permet d’arrêter le montant effectif des dépenses et des recettes de l’État et le résultat financier qui en découle.Autrement dit, c’est un bilan qui permet aux parlementaires d’apprécier la conformité de l’exécution au projet budgétaire qu’ils ont voté initialement. Cette loi de règlement est-elle effective dans nos contrées africaines?

Comment l’OIF a été instrumentalisée par la France?

Dès la fin de cette année, la canadienne Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie depuis 2014, cédera son fauteuil à la ministre des affaires étrangères rwandaise Louise Mushikiwabo. Cette dernière a été élue le 12 octobre 2018 lors du 17ème sommet de l’institution qui s’est déroulé à Erevan. Une élection qui a surpris plus d’un. Mais encore plus surprenant fut le soutien apporté par la France à la candidature de la ministre rwandaise. Alors pour beaucoup, l’OIF originellement un instrument de promotion culturelle, est devenu  un instrument politique aux mains de la France. Qu’en est-il vraiment ?

Cour Africaine des Droits de l’Homme: une coquille vide

Née en 1998 avec la signature du Protocole additionnel à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples est opérationnelle depuis 2006. Sa mission principale est de protéger les droits de l’homme sur le continent. Mais après plus d’une dizaine années d’activité, force est de constater qu’elle est loin du compte. L’actualité des pays africains demeure marquée par l’abondance des violations des droits de l’homme. Quelles sont alors les raisons de l’inefficacité de cette Cour ?

La biométrie en Afrique : une panacée pour la transparence électorale ?

Gemalto, Morpho, Zete, Genky, Biolink, Electoral Service International, telle est la liste non exhaustive des entreprises étrangères auxquelles les pays africains font appel pour la « biométrisation » de leurs processus électoraux. Objectif ?  Echapper aux fraudes électorales massives, catalyseurs de crises et conflits politiques. En effet, presque partout aujourd’hui sur le continent, gouvernants, opposants et société civile ne tarissent pas d’éloges sur l’arrivée de cette technologie qui, à leurs yeux, est la « recette miracle » des élections libres, fiables et transparentes. Face à un tel emballement, une question s’impose : la biométrie est-elle la panacée de la transparence électorale ?

Apatridie : Un enfant sur deux sans identité en Afrique subsaharienne

Le 9 mai 2017, la lutte contre l'apatridie faisait un pas de plus en Afrique de l'Ouest. Ce jour-là, à Banjul, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a adopté un Plan d’action pour régulariser le million d'apatrides dans la région. Ce plan d’action fait suite à la Déclaration d’Abidjan du 25 février 2017 qui reconnaît l’apatridie comme un fléau en Afrique de l’Ouest et dans laquelle les Etats se sont en effet engagés à mettre fin à ce phénomène d’ici 2024. Tout cela témoigne, aussi étonnant et déconcertant soit-il, qu’en 2017, il existe encore des personnes, sans patrie, sans nationalité. Au-delà donc des engagements pris par les Etats, quelles sont les mesures concrètes pouvant faire tarir les sources de l’apatridie en Afrique ?