Zakri Blé Damonoko Anicet

La biométrie en Afrique : une panacée pour la transparence électorale ?

Gemalto, Morpho, Zete, Genky, Biolink, Electoral Service International, telle est la liste non exhaustive des entreprises étrangères auxquelles les pays africains font appel pour la « biométrisation » de leurs processus électoraux. Objectif ?  Echapper aux fraudes électorales massives, catalyseurs de crises et conflits politiques. En effet, presque partout aujourd’hui sur le continent, gouvernants, opposants et société civile ne tarissent pas d’éloges sur l’arrivée de cette technologie qui, à leurs yeux, est la « recette miracle » des élections libres, fiables et transparentes. Face à un tel emballement, une question s’impose : la biométrie est-elle la panacée de la transparence électorale ?

Apatridie : Un enfant sur deux sans identité en Afrique subsaharienne

Le 9 mai 2017, la lutte contre l'apatridie faisait un pas de plus en Afrique de l'Ouest. Ce jour-là, à Banjul, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a adopté un Plan d’action pour régulariser le million d'apatrides dans la région. Ce plan d’action fait suite à la Déclaration d’Abidjan du 25 février 2017 qui reconnaît l’apatridie comme un fléau en Afrique de l’Ouest et dans laquelle les Etats se sont en effet engagés à mettre fin à ce phénomène d’ici 2024. Tout cela témoigne, aussi étonnant et déconcertant soit-il, qu’en 2017, il existe encore des personnes, sans patrie, sans nationalité. Au-delà donc des engagements pris par les Etats, quelles sont les mesures concrètes pouvant faire tarir les sources de l’apatridie en Afrique ?