Siham Mengad

Maroc : propagande idéologique du chef du gouvernement

Lors de son intervention mensuelle à la chambre des conseillers, le mardi 17 juin, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a affirmé que « Les femmes qui travaillent ne trouvent plus le temps pour se consacrer à leurs enfants et à leur famille ». Benkirane ne s’est pas arrêté en si bon chemin et a expliqué qu’il faut « sacraliser les femmes au foyer au lieu de les voir d’une manière condescendante. C’est notre point de vue au PJD (Parti de justice et de développement), si nous avons tort, nous assumons notre erreur », a-t-il conclu.

Code de la famille marocain : Quel bilan dix ans après ?

En 2004, sous le regard satisfait de la communauté internationale, le Maroc adoptait un nouveau code de la famille consacrant une certaine égalité hommes-femmes, et rendant plus difficile la pratique de la polygamie.Le Parlement marocain approuvait, sans grandes différences entre les partis politiques, la réforme du code de la famille, la Moudawana. Dix ans après son adoption, ce nouveau code de la famille répond-il aux aspirations de la société marocaine ? Dans quelle mesure cette réforme a atteint ses objectifs ?

Maroc : pourquoi refuser de ratifier le statut de la CPI ?

La signature par le Maroc du Statut de la Cour Pénale Internationale (CPI) le 8 septembre 2000, est un acte de bonne foi de la part des autorités marocaines sur le chemin de la lutte contre l’impunité et le renforcement de l’Etat de Droit. Toutefois cette signature n’est pas suivie d’une ratification du statut de la Cour. Un refus qui suscite plusieurs questions.

Maroc : « L’exception politique » durera-t-elle longtemps ?

A la croisée des chemins entre l’Afrique et l’Europe, le Maroc s’est toujours distingué comme un pays de brassage culturel sur plusieurs civilisations. Une autre particularité, cette fois politique, caractérise le pays, celle d’être un « pays-modèle » de changement pacifique en Afrique. Une exception, qui s’est encore consolidée après « le printemps arabe », comparativement à ses voisins, le Maroc a traversé « l’orage », sans violence et sans chaos politique. Quelles sont les raisons de cette « exception marocaine » ? Et continuera-t-elle à l’être dans l’avenir ?

Les révoltes arabes : pourquoi la Tunisie s’en sort mieux ?

Aujourd’hui, les Tunisiens, avec un minimum de violence et un maximum de raison, ont réussi à rédiger une nouvelle constitution la plus progressiste dans le monde arabe et qui a sorti le pays de la crise politique. Mais si « la révolte du Jasmin » a retrouvé de l’élan et a ressuscité l’espoir en Tunisie, pourquoi les autres pays du fameux « printemps arabe » ont toujours des difficultés à trouver le chemin démocratique?